LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ
COMMUNE DE PARIS. SECRÉTihRIAT.
Au citoyen Ch. Delescluze, membre de ta Commune.
« Paris, 20 mai 1871.
« Citoyen,
« Nous avons t honneur de vous donner avis que ^r les demandes ie la Commune dans sa séance du 19 mai,
« // y aura séance à [hôtel de ville, le dimanche 21 mai, à deux heures du soir.
Ordre du jour,
n Lecture : 1® Rapport de la Commune chargée de faire une enquête sur notre collègue Cluseret; 2° décision à prendre sur notre
coUèg^ue.
« Les secrétaires y membres de la Commune y
u Amouroux, Vésinier. »
MINISTERE DE LA GUERRE. — CABINET DU MINISTRE
Rapport,
u Hier le colonel de la 13*" lég^îon et le gouverneur du fort de Bicêtre ont opéré à l'arrestation des Dominicains d'Arcueil-Cachan et de quelques sergents de ville qui était dans le couvent. Ils ont été immédiatement dirigé sur le fort de Bicêtre. L'on suppose qu'il ne doivent pas être étrangers à la surprise qui a eu lieu dans la soirée du 18 à Cachan : dans cette soirée, les Versaillais se sont approchés des positions de la garde nationale en criant Vive la Commune et en mettant la crosse en Tair. Les gardes nationaux plein de confiance les reçoives très-bien et à un moment donnée les Versaillais décharge leurs armes à bout portant. Il s'en est suivi une certaine panique qui a été vivement comprimé, et les gardes nationaux les ont refoulé de Cachan en laissant plusieurs morts entre nos mains. Les gardes nationaux n'ont pas éprouvé de pertes sérieuse. Le gouverneur du fort de Bicêtre a envoyez au général Wrobleskit une compagnie du génie pour faire une tranchée qui relie les Hautes-Bruyères à Cachan. Une grande partie de la nuit', le fort de Bicêtre a dirigé sont feu sur Bagneue et Fontenay, ou une action sérieuse avait Tair d'être engagée.