‹ Le fond de la société sous la CommuneChapitre 9 sur 117 · AVIS · texte numérisé non relu

AVIS

A partir de demain 21 , la' solde de la garde nationale sera faite régulièrement , et les distributions de secours seront reprises sans interruption.

Le Comité centrai de la garde nationale :

Ant. Arnaud, G. Arnold, Assi, Andiqnoux, Bouit, Jules Bergeret, Babigr, Boursier, Baron, Billiorai, Blan- CHET, Castioni, Chouteau, C. Dupont, Ferrât, Henri Fortuné, Fabre, Pougeret, G. Gaudier, Geresme^ Grol-

LARD, JOSSELIN, F.-R. JOURDE , MaXIME LiSBONNE , LaVA-

lette, Ch. Lullier, Maljournal, Moreau, Mortier, Pru- DHOMME, Rousseau, Ranvier, Varlin, Viard, Gouhier.

Hôtel de ville de Paris, 20 mars 1871.

Comité central de la garde nationale.

CiTOTfENS ,

En quittant Paris, le pouvoir qui vient de crouler sous le mépris populaire a paralysé , désorganisé tous les services publics.

Une circulaire a enjoint à tous ses employés de se rendre à Versailles.

La télégraphie, ce service utile entre tous dans ces moments de crise suprême, de rénovation, n'a pas été oubliée dans ce complot monarchique. Tous les services, toutes les communications avec la province sont interrompus. On veut nous tromper. Les employés sont à Versailles — avec le Roi.

Nous signalons au peuple de Paris ce procédé criminel. C'est une nouvelle pièce à charge dans ce grand procès entre peuples et rois. ( Extrait du Journal officiel de la Commune. )

sous LA COMMUNE. A7

— Je suis allé le surlendemain de l'assassinat des généraux me promener dans Montmartre. Rien de plus calme, dephis pacifique alors que l'aspect de ce quartier. Je m'approchai de la mairie, sur les murs de laquelle se trouvait une affiche blanche imprimée , signée des membres du Comité central, dont les noms obscurs apparaissaient pour la première fois au grand jour de la publicité. Un garde national , causant à côté de moi avec son lieutenant, lui dit : « Il faudra fusiller (tel et tel). — Oh! ça, non, répondit le lieutenant. Ne nous pressons pas , cela gâterait nos affaires. — Alors, reprend le garde national, il ne fallait pas "faire ce que vous avez fait. Il ne fallait pas commencer. Maintenant, allons jusqu'au bout. » Cette conversation, d'une brutale et sauvage logique, nous fit penser qu'il y avait déjà des répugnances et des hésitations. {Note écrite en mars 1871.)

Dans une proclamation, les maires engagent leurs concitoyens à s'en rapporter à l'Assemblée nationale, qui va faire connaître la date des élections.

Une proclamation du Comité central fixe les élections au 23 .

A peine entrevoit-on l'imminence de la guerre civile , que , pour seconder son œuvre fratricide , des propositions scientifiques apparaissent. Ne demandez pas à quelle nation cette race d'hommes appartient. Un inventeur n'a qu'une foi et qu'une idée en ce monde, son invention.

I>APIERS DE LA COMMUNE

tt Paris, ce 21 mars 1871.

« Citoyens ',

u J'ai l'honneur de vous informer qu'il y a environ huit ou dix mois, j'ai écrit à M. Maurice Richard, alors ministre des beauxarts , de la littérature et des sciences , pour l'informer d'une découverte dont j'étais l'auteur, et le prier de donner suite à mon projet.

« Cette découverte avait pour but d'empêcher les guerres , puis-

^ « A Messieurs du Comité central, Paris. »

qu'elle comportait la découverte d'un moyen de destruction inouï et inconnu jusqu'ici , dû à t électricité à sa centième puissance, s'il est permis de s'exprimer ainsi.

« Depuis, Citoyens, je n'ai plus entendu parler de cette découverte; que par quelques amis qui , émus à bon droit de la situation qui nous était faite par l'Empire, s'étonnaient de mon abstention.

« Aujourd'hui, Citoyens, je suis dans la misère, mais je puis, néanmoins, faire devant vous quelques expériences qui , décisives, à n'en pas douter, pour des esprits aussi clairvoyants que les vôtres, me feront espérer plus que jamais dans l'avenir du peuple. Des peuples , veux-je dire.

« Daig^nez agréer. Citoyens , l'assurance de mes fraternelles sympathies.

« Signé : E. Chevallier,

« Ancien magistrat démissionnaire .le 15 janvier 1868, et depuis adonné aux sciences exactes.

« Cy-jointes, Citoyens, deux lettres qui vous prouveront, jusqu'à nouvel ordre de votre part, la vérité de mes dires, et l'indication, en outre, des recherches à faire pour retrouver mes lettres au citoyen Maurice Richard.

« Signé : E. Chevallier,

« Demeurant à Paris, place de TÉcole, n^ 3. »

Suivent les lettres de l'inventeur, qui nous paraissent sans intérêt pour le lecteur. Cette race d'hommes ne pardonne pas , à qui l'a rebutée , et elle exterminerait le genre humain pour • démontrer l'originalité et la puissance d'une invention.

Les pièces suivantes, restées à l'état de trouillon inachevé, nous introduisent dans le Comité central , alors conseil suprême de l'insurrection victorieuse, et nous font assister à ses délibérations.

PAPIERS de la commune.

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