COMMUNE DE PARIS. — COMITÉ DE SÛRETÉ GÉNÉRALE
« Paris, le 12 mai 1871.
-« CiTOîEN,
« Veuillez tenir pour ce soir à dix heures précises (place Dauphine), à la disposition du chef de la police municipale, quatre compag^nies de gardes sédentaires pour le service des mœurs.
« Donnez-nous immédiatement une réponse.
« Salut et égalité ,
uLe chef du cabinet du comité de sûreté générale ,
« Gaston Dagosta. »
C'est ici, à propos du service des mœurs ^ roccasion de dire que les communeux, qui réquisitionnaient tout ce qui leur était agréable, ont réquisitionné jusqu'à des filles publiques. On ne se donnait pas la peine d'aller chez elles chercher et choisir ces complaisantes créatures, parmi lesquelles la Commune a compté beaucoup d'amies, et quelques ennemies acharnées. Un de MM. les officiers instructeurs près des conseils de. guerre m'a dit avoir vu une vingtaine de ces bons de réquisition et m'a rapporté les termes de l'un d'eux : « Mademoiselle Blanche sera à la disposition du citoyen Olivier, chef de division à la préfecture de police, le... (Ici, l'indication du jour.) » Blanche n'eut rien de plus pressé que d'aller dénonce^: à la troupe, qui entrait à Paris le 22, ceux qui exigeaient ses faveurs sans les payer.