MINISTÈRE DE LA GUERRE. CABINET DU MINISTRE
u Au Citoyen délégué à la guerre,
m 21 mai.
(Tout entier de la main de La Cécilia.)
u II n'y a plus un seul g^arde national sur les bastions, depuis la porte de Versailles jusqu'au Bas-Meudon.
u Les artilleurs de leur côté ont abandonné leur poste , et le commandant Barsteld est cause de la panique et a disparu.
u Envoyez au pas de course trois mille gardes nationaux (je dis trois mille).
a S'il le- faut, faites battre le rappel, mais ne perdez pas un instant.
a D'un moment à l'autre nous attendons un assaut. *
« Le général commandant le centre, u A. La Gécilia. » « Je vous en prie, faites vite.
a JOHANNARD. »
En tète de la lettre, de la main de Delesc)uze(?), la date et ces mots : « Faire rentrer Worbleski, qui après de 7,000 hont" mes. »
De son côté, Walery Worbleski, général commandant l'aile gauche, écrivait à Delescluze :
« Gentilly, Si mai.
u Je vous adresse la situation numérique en hommes, chevaux et matériel à la date du jour.
« Je reçois du Petit-Vanves une quantité de bataillons qui m'aiv
rivent en grande débandade et qui jettent le désordre parmi les
bataillons sous mes ordres et refusent de faire aucun service et
rentrent à Paris criant à la trahison.
« Salut fraternel.
(Signature.)
« P. S. Veuillez bien nous envoyer, citoyen ministre, des renforts de troupes fraîches avec lesquels je pourrai tout à fait répondre de la situation.
« yf. WORELESKI. »
sous LA COMMUNE. 867