‹ Le fond de la société sous la Commune: décrit d'après les documents qui constituent les archivesChapitre 82 sur 100 · CABINET DU MINISTRE · texte numérisé non relu

CABINET DU MINISTRE

Guerre à colonel Soudière, Place.

• » Recevons dépêche suivante :

« Prière d'informer pourquoi les 203% 137% 146* bataillons rentrent à Paris sans ordres. Donnez pourquoi le fort de Montroug^e

ne tire pas.

« Lauteret, chef détaV-major,

u Avisez immédiatement.

« Le lieutenant-colonel chef (Tétai-major y

u Lefebvre-Roncier. »

Un autre rapport signale la porte de Saint-Mandé comme fort mal gardée.

Un rapport de police dun agent du cabinet'-^ m montre les troupes mécontentes, dit qu'elles en oi\t assez, que si cela durait encore quinze jours, ils mettraient bas les armes; qu'il faudrait essayer de faire parvenir au plus tôt la proclamation de la Commune aux soldats : les officiers seuls ^ les sergents de ville ^ les gendarmes et les gardes municipaux et les prêtres ont de la haine pour nous. Dans les rangs des volontaires, on rencontre beaucoup de séminaristes; ils ont sur la poitrine un cœur brodé avec une croix. — A Versailles, deux heures après l'accident de la cartoucherie de l'avenue Rapp , des affiches étaient apposées et l'on savait ce qui s'était passé.

u Signé : Solidarité. »

« !«' prairial an 79. >»

inspection GENERALE DES REMPARTS.

Ronde du 20 au 21 mai,

u Bastions 68, 69, 70, 72. — Service bien fait; on réclame des munitions.

u Bastion 78. — Les artilleurs se plaignent partout de ne pas voir leurs officiers, et quelquefois c'est ce qui les oblige à cesser le feu, car ils se trouvent découragés d'être commandés par tout le monde.

« Entrez dans nos demeures.

« Venez à nous, au milieu de nos familles, vous serez accueillis favorablement et avec joie, etc. »

Lissagaray ajoute :

il Cette adresse , dont pas un exemplaire ne put parvenir aux soldats, était la dernière illusion de beaucoup de membres de la Commune, qui, de la meilleure foi du monde, avaient cru à une défection de l'armée, dès qu'elle serait entrée dans Paris. »

Cette illusion, tout absurde qu'elle fût de la part d'hommes qui avaient combattu avec acharnement et fait essuyer à la troupe des pertes sensibles , paraît avoir existé réellement.

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