‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 113 sur 396 · SONNET SU K LA MORT DE WEST · texte numérisé non relu

SONNET SU K LA MORT DE WEST

Ni des amis— ni des flatteurs ;

Tu n'as plus rien de la jeunesse,

Et tn couches dans la vieillesse . . .

Nous — En mai nous vivons viveurs!

Sonnet sur la Mort de West.

C'est en vain que pour moi l’aurore brille aux deux, C’est en vain qu’elle rend les heures souriantes,

Que nos prés ont repris leurs toilettes charmantes, Que chantent leurs duos les oiseaux amoureux ;

C’est sur un autre objet qu’errent en vain mes yeux, Dans mon cœur abattu ces voix insuffisantes Excitent tour à tour des douleurs renaissantes,

En évoquant un temps pour moi jadis heureux. Cependant le matin sourit à la nature,

Il apporte la joie à chaque créature,

A l’homme aussi le champ apporte ses tributs, L’oiseau roucoule au nid pour réchauffer la couche De ses petits amours. — Les plaintes de ma bouche Sont inutiles las !.. . car il ne m’entend plus !

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