‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 126 sur 396 · HAWKES (REV. DR · texte numérisé non relu

HAWKES (REV. DR

Le petit Aveugle.

C’ ÉTAIT par un beau jour d’été,

L’air pur n’avait qu’un doux bruire,

L’oiseau chantait en liberté,

La nature était tout sourire.

Je laissais flâner mon esprit En parcourant un vert bocage,

Lorsque mon œil soudain surprit Deux enfants sous le noir feuillage.

Une fille, un petit garçon Au pied d’un bouleau de vieil âge S’étendaient — un épais buisson Leur dérobait mon voisinage.

La jeune fille l’attifant De sa main brisait la fougère,

Je vis alors que l’autre enfant Etait privé de la lumière.

Soudain l’aveugle dit : “ Vois tu Cet oiseau qui chante, Marie?

Dis, est-il aussi bien vêtu Qu’elle est belle sa parlerie ? "

— “ Oui, mon Edouard, oui, je le vois,

Je le vois là bas sur un chêne.”

— “ Oh ! si par bonheur, une fois

Je pouvais voir, sœur, quelle aubaine !

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