AUX FI.EUB8 ÉPANOUIES
Et ce qui fit du lis blanche la campanule ;
Je chanto le» vallons si beaux au crépuscule. Je chante les lutins, Mab et l'Enfer, enfin Je chante encor le Ciel — que j’espère & la fin 1
Aux Fleurs épanouies.
Doux gages d’un arbre fécond Pourquoi finir si vite,
Pourquoi nous faire ainsi faux bond Et tomber en faillite,
Ne pouviez-vous, prenant du temps, Rester avec nous plus long-temps ?
Bravant un peu moins l’aquilon, Pourquoi dire petites Un “ Bonsoir monsieur Pantalon l ” En délaissant vos gîtes i Faut-il que la nature, hélas !
Nous montre à peine vos appas.
Mais vous êtes livres charmants Qu’avec joie on feuillôte,
C’est pourquoi Messieurs les amants Font de vous la cueillette ;
Et comme tout ce qui vit beau, Vous avez précoce tombeau.
Une Ondée de Fleurs.
L’Amour, ce gentil Asmodée Descendit un beau jour de fleurs sous une ondée,
Et sous la douce averse au lieu de me choyer Il faillit presque me noyer.
Rouges, blanches, ces fleurs étaient de plus fort belle» • Et leur parfum si doux,
Que ne saurais dire, entre nous.
Si le regard était plus épris d’elles Que n'était flatté l'odorat.
Or, tandis que cherchais, pour moi c’était merveille,
A décider l’interrogat,
Le petit Dieu badin vite se fit abeillo,
Et puis soudain notre brouillon Me piqua de son aiguillon.