HOWITT (MAE Y
L’ IIiveb.
La colline est veuve de fleurs,
L’arbre n’a plus aucune feuille.
L’oiseau qui sous le chèvrefeuille Chantait l’amour et ses douceurs Par de là les mers fait sa cueille.
Le champ des moissons est désert,
Noir est le pic de la montagne Hier un pays de cocagne ;
Où naguère tout était vert Tout est triste dans la campagne.
i/HTYEB.
Le vieil arbre paraît pins vieux,
Plus morne est le lieu solitaire,
Tout semble entouré d’un suaire,
L’air est froid, et les amoureux N’ont plus les bois pour se distraire.
Les sentiers si pimpants l'été,
Sont humides de moisissure,
Le chardon n’a plus de coiffure,
La bruyère plus de gaîté Le glaïeul fané plus d’armure.
Dans son nid croupit le hibou,
Et les bestiaux baissent la tête ;
Les daims, les chevreuils sont en quête D’un auvent, l’écureuil d'un trou,
Et d’un noir terrier chaque bête.
Les riches ont, dans leurs châteaux, Pour se garer de la froidure Le feu de l’âtre, et la fourrure,
Mais le pauvre dans les hameaux A peine a-t-il une clôture?
Aussi le pauvre est-il joyenx Quand finit ce temps de souffrance ; Mais le riche en son opulence Le regrette. — Pour les heureux C’est la moisson — c’est la bombance 1
Une nuit passe .... Et le matin Voilà que la terre, ô merveille 1 Toute radieuse B’éveille ....
Elle porte robe de lin,
La forêt couronne pareille !
L'hiver est-il donc sans beauté ?
Regardez la blanche étendue,
Voyez poindre à travers la nue Le gai Soleil .... Sa Majesté Passe la Nature en revue.
Qu'il est éloquent ce tableau !
Qu’il est sublime ce silence !
L’imagination s’élance