‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 259 sur 396 · CHAUT UC CHEF ISDIEN · texte numérisé non relu

CHAUT UC CHEF ISDIEN

Vide elle e»t l’enceinte Du wigwam aimé, Parents et plaisirs tout est décimé,

L'homme rouge est mort ; notre race éteinte !

La voici la grande lumière,

Elle enflamme les larges eaux, la; vent voltige en la clairière Le buffle paît dans les roseaux :

Mais où l'homme de la nature Se tient-il? Il n’est point aux moûts Ni près de la source si pure,

Ni dans les bois les plus profonds :

De son pas l'empreinte

L’œil ne peut la voir,

L’herbe est toute unie, il n’est plus d'espoir, L’homme rouge est mort ; notre race éteinte !

Le soleil a quitté la terre Dans le fond du désert il dort ;

Et la Inné de sa lumière Harmonise tout sans effort ;

Sur les eaux glisse son sourire,

Son doux chant dans les bois épais ; Mais plus au wigwam aucun rire,

Le chasseur n’y vient désormais !

Ni fille, ni femme, ni mère Ne vient allumer le foyer,

Il n’est plus de chanson guerrière,

Ni plus de toit hospitalier.

Plus de douce étreinte

De main et de cœur,

l-ics nouveaux époux ont vécu . . . malheur I L’homme rouge est mort ; notre race éteinte ! Mais là sont les visages pâles,

Là sont ces chrétiens sans pitié, Acharnés sur nos peuples mâles,

Ils les ont broyé sous leur pié ;

Ils ont pria, ont séduit nos filles,

Ont brillé nos wigwams nombreux,

Ils ont décimé nos familles,

Et nous trompant, nous malheureux, Avons bu Bans crainte Perfide liqueur

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