CHAUT UC CHEF ISDIEN
Vide elle e»t l’enceinte Du wigwam aimé, Parents et plaisirs tout est décimé,
L'homme rouge est mort ; notre race éteinte !
La voici la grande lumière,
Elle enflamme les larges eaux, la; vent voltige en la clairière Le buffle paît dans les roseaux :
Mais où l'homme de la nature Se tient-il? Il n’est point aux moûts Ni près de la source si pure,
Ni dans les bois les plus profonds :
De son pas l'empreinte
L’œil ne peut la voir,
L’herbe est toute unie, il n’est plus d'espoir, L’homme rouge est mort ; notre race éteinte !
Le soleil a quitté la terre Dans le fond du désert il dort ;
Et la Inné de sa lumière Harmonise tout sans effort ;
Sur les eaux glisse son sourire,
Son doux chant dans les bois épais ; Mais plus au wigwam aucun rire,
Le chasseur n’y vient désormais !
Ni fille, ni femme, ni mère Ne vient allumer le foyer,
Il n’est plus de chanson guerrière,
Ni plus de toit hospitalier.
Plus de douce étreinte
De main et de cœur,
l-ics nouveaux époux ont vécu . . . malheur I L’homme rouge est mort ; notre race éteinte ! Mais là sont les visages pâles,
Là sont ces chrétiens sans pitié, Acharnés sur nos peuples mâles,
Ils les ont broyé sous leur pié ;
Ils ont pria, ont séduit nos filles,
Ont brillé nos wigwams nombreux,
Ils ont décimé nos familles,
Et nous trompant, nous malheureux, Avons bu Bans crainte Perfide liqueur