PARK (ANDREW
L’Œil de Marie.
La beauté se fait jour sur l’odorant rosier Où se fond la rosée en fleurs d’orfèvrerie,
C’est pour moi l’avant -goût, et l’espoir singulier Que puise dans l’œil de Marie.
L'étoile se mirant dans le lac ou la mer,
Pour mon sincère amour est une allégorie Qui fait naître en mon cœur de son haut belvéder Le charme de l’œil de Marie.
A l’heure du coucher quand sur l’or du soleil De la lune se fond la blanche argenterie,
Je ne sais quoi de doux qui n’a rien de pareil
Me dit : tel est l’œil de Marie.
Il y a dans l’abeille et sa joyeuseté,
Quand, charmée, elle boit fleur de Pasque fleurie,
Je ne sais quoi de vif imbu de volupté
Tout comme dans l’œil de Marie.
Il y a dans le bleu dont on voit au printemps La jeune violette azurer la prairie,
Lorsque doucettement sa fleur s'éveille aux champs, Le charme de l’œil de Marie.
Et rien dans la nature, au matin comme au soir, Dans le monde réel, ou le monde féerie,
Qui ne montre à mes sens ce qu’ils aiment à voir Le regard de l’œil de Marie.
Les Feuilles sont tombées.
Les feuilles des oiseaux ne cachent plus le nid,
I-a terre au blanc linceul est maintenant leur lit ; — Comme la jeune fleur qui s’ouvre, et puis succombe,
Et du matin au soir, repose dans la tombe,
Elles ont succombé pauvres feuilles des bois !
Le râle de la mort voilà quelle est leur voix,
Ce léger frôlement et triste et monotone
Que la feuille gémit quand la poursuit l'automne.
Où sont-ils maintenant tous ces charmants oiseaux Qui chantaient si gaiement sous les verts arbrisseaux ?