ÉPITAPHE D’UNE JEUNE DEMOISELLE
Quand les zig-zags fourchus du formidable éclair Envahissent le ciel, et siffiottent dans l'air,
Et que hurle, mugit et gronde le tonnerre,
De sa voix de stentor apostrophant la terre,
Alors il est aisé de voir que l’homme est peu,
Et combien il s’efface en présence de Dieu.
Quel triomphe en effet de son intelligence Pourrait des éléments maîtriser 1a puissance ?
S'il n'existait là haut un divin Maître au ciel Qui des vents déchaînés put enchaîner le fiel,
Nulle ancre de salut où put s’agripper l'homme . . .
Cette heure de Minuit verrait son dernier somme !