LE CRITIQUE EX
Aristote I salut à ta divine châsse !
A la tienne salut, aussi, grand Longinus!
Salut à vous Horace et Quintilianus Que d’admirer nul ne se lasso !
Vous la terreur du Gotli, vous la terreur du Hun,
Qui ne le cédez à pas un,
Salut à vous, Addison, Pope Dignes enfants de Calliope !
De toute autre façon, ces hâbleurs patentés,
Dits “ Eplucheurs d’esprit,” qui ne sont pas des anges. Recherchent de nos jours à capter les louanges.
Ils jugent les Beaux Arts, ou les Humanités Ou par le préjugé qui leur sert d’équilibre,
Ou par écliantillon du plus menu calibre;
Car dans une âme étroite existant en prison. Forcément à la porte ils laissent la raison.
Je connais, entre nous, maint et maint Aristarque Qui pour juger autrui, dans son savoir le parque.
L’un a pour son dada le prisme et ses lueurs,
Des bardes ... il en fait do toutes les couleurs ! L'autre est un autre fou, sa science est l’optique,
Selon la perspective il règle sa critique ;
Un autre a pour moteur la gravitation,
Par poids et par mesure, ou par attraction Il juge;— un autre enfin est fort sur la bâtisse,
De ses goûts favoris ne craignez qu’il pâtisse !
Par sa bouche écoutez vibrer sa passion :
Du livre il parlera de la proportion,
De sa forme et de sa moulure,
Et ne riez par trop !... de son architecture !
Dès que du Kent et de ses gais vallons Sur le quai sont débarqués les houblous,
Le Marchand vient au port guigner la marchandise ;
Sa main habile â l’analyse Dans un sac est fourrée — et vite un spécimen
toutes les fables écrites par cet auteur, à l'exception de celles par nous précédemment présentées anx lecteurs soit des ISemUés, soit des Rayons et ReJUts, en ayant soin d'indiquer la pagination de ces fables dans l'nn ou dans l'autre ouvrage. — Note du Traducteur.