‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 51 sur 396 · BURNS (ROBERT · texte numérisé non relu

BURNS (ROBERT

Les Bives de la Doon.

De la Doon ô charmantes rives Comment fleurissez-vous avec tant de fraîcheur? Vous les chantez encor vos notes fugitives Petits oiseaux, quand moi j’ai la mort dans le cœur : Tu le brises ce cœur par ton tant doux ramage Charmant petit oiseau, tu me fais souvenir De beaux jours envolés, d’un bonheur de passage, Depuis longtemps parti pour ne plus revenir !

De la Doon ô charmantes rives Je vis la rose unie au jasmin dans ton cours.

Et chaque oiseau chantait ses ardours fugitives,

Et tendrement aussi je chantais mes amours.

Un jour d'un cœur joyeux je cueillis une rose Au suave parfum sur son bel églantier,

Mon faux amant me prit ma fleur à peine éclose, Mais las ! il me laissa son épine en entier.

Oh! mon Amour kksskmhle à la Rose nouvelle.

Oh ! mon amour ressemble à la rose nouvelle Qui fleurit au soleil de juin !

Oh ! mon amour ressemble à cette villanelle Que sous tes doigts, d’accord, chante le clavecin !

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