CAREY (ALICE
Une Légende de Séville.
Trois hommes, par un soir, montés sur mules grises. Chevauchaient à travers des routes indécise* ;
La poussière couvrait, iis s’en moquaient pas mal !
Lu bas jusque» en haut, et l’homme et l'animal !
Celui qui chevauchait en avant, un gars pille,
“ Camarades,” dit-il, “ il très peu d’intervalle J’apperçois un hostcl, comme neige il est blanc,
La nuit tombe ... si nous y courrions il tout flanc?’’
— “ èîennil . . c’est assez blanc pour une hostellerie,” Firent les autres, “ mais soit dit sans hâblerie,
C’est trop humble, vraiment, pour nous gens de la cour, Tous les trois d’un bon pas gagnons autre séjour.”
Donc nos trois cavaliers montés sur mules grises Laissèrent l’hostel blanc, et ses blanches assises, Cependant que la lune encore jeune, au loin l’ar sa corne menait une étoile en son coin.
Pour lorâ derrière lui jetant un œil d'envie L’homme du milieu dit : “ Là bas mort de ma vie !
Je reluque un hostel noirot, — irons-nous voir Si l’hôte a du bon vin pour tous les trois ce soir?”
“ Par ma foi!" dit celui qui chevauchait derrière,
“ Votre chevalerie est par trop roturière ;
J’ai houle de vous deux — si bien que tous les trois Mules et cavaliers de trotter à la fois.
Tout près d’une rivière .\ la voix glapissante S’élevait de pêcheurs une ruche naissante,
Là chacun racontait en séchant ses filets L’art, le grand art d’occire et de coupe-jarrets.
Du vieux style mauresque une tour assez somb •
Sur le fleuve et son pont projetait sa grande oin:
De mousse et de lichens était couvert le pont Sous lui coulait bruyant un abime sans fond.
Lejeune gars passa sur le pont, sous ses frises Des deux autres suivi, — suivi des mules grises;
Mais on dit que jamais de ces trois cavaliers L'ombre ne projeta ni corps ni destriers.
LF, CHANT BU Hü U GU- (JORGE.