‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 68 sur 396 · COLERIDGE (S T · texte numérisé non relu

COLERIDGE (S T

Réponse à la Question d'un Enfant.

Tu demandes ce que disent tous les oiseaux,

Le Moineau, le Pigeon, la Grive, la Fauvette ;

Chacun dit: ‘j’aime, oh 1 j’aime, oh! oui j’aime en cachette.’ Mais lorsque l’hiver vient et par monts et par vaux,

Tout se tient coi. Du vent la rude haleine Souffle et beugle souvent dans les bois, dans la plaine,

Et que dit-elle ?.. ne le sais :

Mais quand feuilles et fleurs sous un zéphir bien frais Reviennent de nouveau récréer la nature,

Et les chants et l’amour égayent la verdure,

Lors l'Alouette au ciel monte, monte toujours,

Chantant : “Je suis aimée et j’aime mes amours ! ”

CONDER (JOSIAH).*

L’Amour viiai.

Ce n'était pas quand les fleurs printannières Levaient vers le soleil leurs timides paupières —

Quand était vert le blé, quand étaient bleus les deux,

Et que chantaient les oiseaux amoureux —

BIES QUE FAUSSE.

Que je t’aimai d’abord, ni que toi, de mon âme,

Tu reconnus la pure et la sincère flamme.

Car un jour vint oit jaunirent les bois,

Oh les champs émaillés perdirent, à la fois,

Le vert de leur couleur, le frais de leur parure.

Et que les cieux voilèrent la nature ;

Et mon amour eut pu, si faible il eut été,

A vau l’eau s’en aller avec les chants d’été.

C'était l’hiver ; au lieu de verts ombrages,

Et d'odorantes fleurs, et soucis et nuages Etaient à mon foyer, quand vint, un certain jour, Sans s’annoncer, m’y surprendre, l'amour,

Ma passion s’accrut au deuil de la nature ;

Les soucis hiverneux ont su la rendre pure.

Bien chères sont les heures de l’été,

Par un soleil de juin quand tout est brillanté; Quand l’amour prend sa force au feu de la nature, Et que l'oiseau chante sous la verdure I Mais de la nuit l’étoile emprunte sa splendeur.

Et les coeurs la constance au contact du malheur 1

CONGBEVE (WILLIAM).*

Bien que fausse.

On ! bien qu'elle soit fausse envers l’amour et moi, damais ne chercherai contr'ellc une vengeance,

Car si n'ai que mépris pour son manque de foi,

Je l'aime encor toujours, moi, malgré son offense.

Des heures de bonheur nous virent tous les deux, Ces heures ne pouvaient durer, durer sans cesse,

Et bien que le présent soit pour moi douloureux, Dans le passé je vis encor de sa tendresse !

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