UN K LARME
Phœbus lui-même ... il est ton père, il t’aime, il t’inspire, Phœbus;
Et tout se ternit sur la terre,
Lorsque toi tu n'existes plus 1 Heureux insecte! qui de l’âge Ne connais même le nuage,
Mais qui, gai chanteur, gai buveur.
Gai saltimbanque, gai sauteur, Voluptueux et pourtant sage.
Sais te retirer avant l’âge,
Epicurien — solennel
Dans un doux repos — éternel 1
CEASHAW (EICHAED).*
Une Larme.
Quel est ce je ne sais, douce et brillante chose.
Qui de tes yeux, Marie, a coulé doucement ?
Une moite étincelle, une liquide rose,
Une perle au blanc vêtement 1 C'est de là, m’est avis, et l'effet et la cause
De l'eau d'un diamant.
Oh 1 ce je ne sais quoi, ce n'est (tas une larme,
C’est une étoile prête à filer de ton œil.
Car ton œil est la sphère oit se meut son doux charme ;
Et Phœbus qui lui (ait accueil,
A l'oreille de sa sœur attache sans alarme
Ce bijou, son orgueil.
Mais c’est bien, je le vois, une larme réelle, « Quoique triste qu’il fût œil ne verra jamais Une larme à la fois plus sincère et plus belle;
Et chaque goutte désormais,
En délaissant ton œil si beau, pleure sur ceHe
Oh trônaient ses attraits.
Une semblable perle au matin de l’aurore Du bouton de la rose encercle le contour,
Et la rose elle-même alors que la dévore
Le souffle ardent du Dieu du jour Emprunte bien souvent cette eau qui s’évapore
Au bouton, son amour.