‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 91 sur 396 · PUISQUE · texte numérisé non relu

PUISQUE

Comme l’eau d’un ruisseau qui dans une urne tombe Près de ce nid désert oit fut tout son bonheur ;

De son roucoulement constamment elle appelle D’un absent bien chéri le fortuné retour ;

Sur la colombe, enfant, prends toujours ton modèle,

Sois un fidèle ami, sois constant en amour.

Quel est cela maman ?

— Mon cher enfant, c’est l’aigle Fournissant 8a carrière avec joie et fierté ;

Montagnard il est fort, et la force est sa règle,

Braver foudre et tempête est pour lui volupté.

Son œil vers le soleil, il donne au vent son aile.

Et puis majestueux, il s’avance tout droit ;

Puisse le vol de l’aigle être aussi ton modèle,

Dans la route du vrai marche enfant — Ainsi soit !

Quel est cela maman ?

— Mon amour, c’est le cygne,

Il descend l’eau venant de son bosquet natal,

Aucun être chéri près de lui n'est en ligne,

Il descend pour mourir sur son lit de cristal.

La mort couvre son œil de sa pâle lumière,

La plume de son aile est dispersée au vent,

Mais son chant le plus doux, c'est sa chanson dernière . . . Vis ainsi mon chéri pour mourir en rêvant 1

DUFFET (THOMAS).*

Puisque.

Puisque j'ai perdu mon amie,

Que Célie est mon ennemie,

Je veux aller dans un désert Ou quelque fieuve au beau flot vert Redira mon chagrin â l'écho du rivage:

Les arbres du prochain village,

Ceux lâ même voûtés par l'âge,

Que Célie auront meilleur cœur ;

Chacun d'eux ornera d’un pleur Le matin les rameaux de sa vaste envergure.

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