‹ Le fondement du phénomène juridiqueChapitre 29 sur 74 · Bacon, Instauratio Magna, Novum Uryanum · texte numérisé non relu

Bacon, Instauratio Magna, Novum Uryanum

3. Auguste Comte, Cours de phil. [>us, ; Kant, Prolégomènes, Critique.

à l'esprit humain. Avec ce qui a été exposé jusqu'à présent, l'entendement serait d'ailleurs incapable de constituer la connaissance scientifique ; la pensée est essentiellement mouvement (1) et ce mouvement même n'a pas encore été expliqué. La science prend pour base la connaissance de chaque donnée sensible prise pour ainsi dire comme entité. Elle ne présente donc à l'esprit, en quelque sorte, qu'une poussière de phénomènes passés, systématisés en constructions logiques de manière à ce qu'on puisse prévoir dans des conditions précises certains phénomènes à venir. La raison humaine propose cependant quelque chose de plus que cette connaissance ainsi émiettée. Elle veut non seulement prévoir d'après le peu qu'elle a pu connaître du monde certains détails à venir, mais s'élever le plus haut possible au-dessus de tout ce qui a dû être et embrasser d'un regard global avec tout ce qui a été tout ce qui doit encore venir. Elle ne s'occupe dans ce cas plus de la réalité, c'est-àdire de ce qui vient directement à sa connaissance sensible, mais voudrait se rendre compte de toutes les possibilités, en les reliant dans un grand faisceau unitaire. La raison veut connaître le monde dans sa totalité.

C'est ainsi que l'intelligence humaine arrive à faire abstraction des réalités concrètes pour ne spéculer

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