SCÈNE II GEORGES, puis FRITZ, puis JÉRÔME
GEORGES (à lui-même, après avoir cacheté sa lettre). — Trois semaines sans nouvelles... Si j’osais, j'irais moi-même à Berlin, au lieu d'écrire cette lettre ; mais mon colonel, après m'avoir suspendu de mes fonctions, pour je ne sais quel motif, m'a ordonné de demeurer ici, en me disant d'attendre ses ordres de Berlin... Quelles accusations pèsent donc sur moi?... Quatre années de services, une conduite irréprochable pendant la dernière campa-
gne | délit ! Rani soup | la F1 À est o | fami | m’éci | qu'or | daig | garde | à des | porté pas v | par cé ne pu consi( 1 m'as.
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{ gne devraient pourtant être un garant de ma fi- 1 délité.… Ilest bien changé avec moi, le colonel Randorf, depuis quelque temps. Ila l’air de me soupçonner d’avoir des intelligences secrètes avec { la France ! Hélas ! Dieu sait que mon nom même 1 est oublié dans mon pays. Personne, excepté ma { famille, ne sait ce que je suis devenu. Jérôme, qui m'écrit tout ce qui se passe chez mon père, m’assure { qu’on ignore même mon existence. Le celonel ne | daigne pas s'expliquer avec moi et semble me re- | garder comme untraître. En effet, puis-jeavoir droit à des égards, moi qui ai trahi mon pays, moi qui ai 1 porté les armes contre la France! Oh! jene peux | pas vivre plus longtemps ainsi. Si je suis repoussé | par ceux même que j'ai servis. d’un autre côté, je ne puis rentrer ostensiblement en France, j'y serais considéré comme déserteur. Funeste ambition, qui m'as armé contre ma patrie, contre mes frères, qui
{ as attiré sur moi la malédiction de mon père !
FRirz (paraissant au fond).— Pardon, mon lieu-
| tenant, il y a dans l’antichambre un bourgeois qui
désire vous parler. J’hésitais à l'annoncer.. mais il a insisté.
| GEORGES.-— Qui est-il ?
Frirz.— Il se nomme Jérôme Muller.
GEORGES.— Jérôme ! Jérôme ! ici! Ah! quel malheur vient-il m'annoncer ?
JiRÔME (paraissant au fond). — Muis, non... je ne vous apporte que de bonnes nouvelles, monsieur (Greorges.
GEORGES (avec joie).— Ah! voilà des paroles,
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voilà un visage, voilà un nom qui me font du bien!
Sois le bienvenu, toi qui viens me parler de mon # son | père. L ne | A l’év
| JÉRÔME (à Frit:).— Quand je vous disais que je | J q
| serais bien reçu. a € is FRiTz.— Je vais toujours à la poste ? G Li. a veu 41 GEORGE:.— Non; laisse-nous seuis, voilà tout. J
} (A | (Fritz sort.)