SCÈNE V
JEAN-PAUr, HENRI, THOMAS, JEANNOT.
JEAN-PAUL (donnant à Thomas un carton qu'il apporte). — Tenez, père, essayez à Henri ce qu’il y a là dedans. Voyez si ça lui va bien.
HEnRi.— Certainement, ça m’ira... tout me va. quand c'est joli...
THomMas (qui a ouvert le carton).— Une veste de
velours... des boutons dorés !.….
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Henri (se dégageant des mains de Jean-Paul).— Mais, laisse-moi donc voir... Oh ! que c’est beau !.… mettez-la-moi bien vite...
TuomAs.— Il sera comme un prince avec ca.
HENRI (à qui on a mis la veste).— Papa, comment me trouves-tu ?
JrAN-Pauz.— Demande ça aux autres, Henri.
pour moi, vois-tu, rien ne peut t’embellir.
Henri (à Jeannot en se pavanant).— Et toi, Jeannot ?
JrannorT.— Si j'avais un fusil, je vous porterais les armes.
JEan- PAUL (à Jeannot).— Ah! çà, qu'est-ce que tu fais là, et pourquoi n’y a-t-il personne à la forge ?
Hexri.— Mais on ne travaille pas aujourd’hui... tu sais bien. C’est ici comme à Strasbourg.
JEANNOT.— Qui, c'est moi qui ai arrangé ça.
Est-ce que ça vous fâche maître Jean-Paul ?
J&AN-PAUL (lui prenant la main).— Alors, tu as préparé le vin sous la tonnelle, pour les compagnons.….
JrANNoT.— Pour ce qui est de ça, j'attendais vos ordres.
JEAN-PAUL.— Il faut les faire boire à la santé d'Henri.
Henri— À toutes nos santés, et au retour de mon frère. JEAN-PAUL (frappé de surprise). — Heïn |!
Tomas (à part).—Mon Dieu ! qu'est-ce qu'il dit là ?
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JEANNOT (à part).— En voilà une idée !.…
HENRI (confidentiellement).— Mais oui.
déjà revenu... pas pour vous...
il est mais pour moi...
JEAN-PAuL.— Revenu ! et tu l’as vu, Henri? Et vous ne m'en disiez rien, mon père ?
THomas.— Je t’affirme, Jean-Paul... que je ne puis comprendre... que je ne sais pas.
HENRI.— Bien sûr... grand-père ne pouvait pas savoir... puisque je t'ai attendu pour dire mon rêve...
JEAN-PAUL.— Ah ! c'était.
THoMas (se russurant).— Mais oui, Jean-Paul, ce n’était qu’un rêve...
JEANNOT(Q part).— Alors, ça ne peut pas empécher la fête... je vas tirer le vin... (JL sort.)