‹ Le forgeron de Strasbourg [microforme]Chapitre 36 sur 77 · SCÈNE VI THoMas, HENRI, JEAN-PAUL · texte numérisé non relu

SCÈNE VI THoMas, HENRI, JEAN-PAUL

JEAN-PAUL (ému, s’asseyant et prenant Henri entre ses genoux).—- Cher enfant, tu ne peux pas savoir ce que tes paroles... (Après un soupir d’allégement.) Enfin, comme dit père Thomas, ce n’était qu’un rêve...

HanRi.— Un bien beau rôve, va !.. On m'avait donné tant de jolies choses pour ma fête de naissance qu'il y en avait tout plein, tout plein la chambre... J'étais près de toi, tiens ! comme à présent! Tout à coup, voilà notre porte qui s'ouvre...

| je me retourne, et je vois un beau jeune homme qui

me tend les bras et me dit : ‘ Henri!.. je ne t'ai pas

oublié, moi !...” Et c'était mon frère! (En achecvant de parler, Henri se retourne et aperçoit au fond Léopold qui se dispose à entrer dans la maison.) Papa ! papa ! regarde ; le jeune homme, le voilà !

JEAN-PAUT (se levant avec indignation).— Lui! Georges !

Léoporp.— Bonjour, père Thomas...

THomas.— C'est Léopold, Jean-Paul !

JEAN-PAUL (se remettant à peine de son émotion). — Oui, je vais, je vois bien !... (À part.) Ça ne pouvait pas être Georges.

LÉopor.p (encore au fond, à un domestique qui l'accompagne).— Vous voyez où je m'arrête. C’est ici que mon père viendra me prendre... (Le domestique sort.)

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