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GUILLAUME.— A votre intention : notre enfant vous devait la vie... c'était notre seul moyen de nous acquitter envers vous.
EvrARD— Mais le silence qu’il gardaït sur son passé, l’a-t-il enfin rompu ?
GUILLAUME.— Mon Dieu, non …. j’homme qui conduisait un bateau de marchandises et qui l’a déposé ici, après l’avoir retiré mourant des eaux du fleuve, n’avait eu le temps de faire aucune recherche. Nous avons eu beau interroger ce malheureux jeune homme, il ne veut se recommander de personne, et personne n’est venu le réclamer.
EVRARD.— Ainsi, sans vous, il serait tout à fait abandonné ?
GUILLAUME.— Ma femme trouve que c’est bien lourd, une personne de plus à notre charge... Dame, quand on a déjà trois petits enfants. aussi veut-elle que je lui fasse entendre qu’il est de trop
EVRARD.— Je vous épargnerai cette pénible démarche... Je ne suis venu ici que pour m’nformer de votre pensionnaire et lui offrir asile et protection dans un hospice de Nancy.
GUILLAUME.— En vérité! (Allant à Georges.) Vous entendez, Georges ?
GEORGES.— Non, je sais que vous parlez à quelqu'un, mais je n’écoutais pas.
GUILLAUME.— C'est le docteur Evrard, un digne homme qui vient exprès pour vous... écoutez-le bien, il ne peut vouloir que votre bonheur... je vous laisse ensemble. (JL! rentre dans la maison.)