ON DOIT SENTIR LA MAÇONNERIE PARTOUT
« ON NE DOIT LA DECOUVRIR NULLE PART. » (Convent du G.\ O.'. 1922.)
Elle est secrète, donc illégale, pour d'autres motifs : elle ne fait pas à la bibliothèque nationale le dépôt légal de ses publications ; on ne peut se les procurer chez les libraires; elle cache (depuis les scandales Stavisky) les noms de ses conférenciers, etc., etc. De plus ses chefs, ses « vrais chefs », sont cachés. Tout cela pue l'hypocrisie, la fausseté, la mauvaise foi, la malfaisance.
J'ai établi aussi qu'elle est grotesque et malfaisante (voir plus loin).
Mais elle offre d'autres particularités fort intéressantes, dont voici le tableau succinct :
(1) La Franc-Maçonnerie démasquée, 2 fr. 25 ; — Les Méfaits de la F ' M/,, 2 fr. 25 ; — La F' M,\ contre la religion. (épuisée) ; — La Judéo-maçonnerie et les massacres du 6 février, (épuisée) ; — Réponse au Grand-Orient, 3 fr.
La Franc-Maçonnerie a une sorte d'Histoire sainte qui relate ses origines (39 opinions différentes). (Voir ma brochure la F.' . M.', démasquée.)
La Franc-Maçonnerie a ses Bibles, ses « livres sacrés ». C'est l'ineple, pernicieuse et athée Déclaration des Droits de l'homme. Dieu et ses droits en sont exclus, car l'Etre Suprême qui y est mentionné n'est pas le vrai Dieu, c'est la transposition en politique du démiurge de l'occultisme, du G.'. A.', de TU.*., du « dieu » des Francs-Maçons de hauts grades : Satan.
L'homme n'y a que des droits.
Ni Dieu ni maître! tel est son résumé.
Inutile d'insister.
Rappelons seulement cette définition qu'en a donnée la revue républicaine : le Carnet de la Semaine : « La Déclaration des Droits de l'homme n'exprime que des prétentions de culs-de-jatte à l'escalade du Mont-Blanc. »
« Si dans son inspiration théorique, la Déclaration des droits de l'homme est la Somme des erreurs, elle est, dans ses conséquences pratiques, la plus formidable mystification de tous les temps. C'est la manifestation d'un délire collectif. Car rompre délibérément toute continuité, et même toute solidarité, s'écarter du sillon sacré que la nature sociale nous a tracé, que les ancêtres ont docilement suivi, c'est, proprement dé-lirer. » (G. Deherme.)
Quoi que prétendent les admirateurs (même catholiques !) de la « Déclaration des Droits de l'homme », elle a été nettement condamnée par l'Eglise :
par PIE VI, dans sa Lettre du 10 mars 1791, au Cardinal de La Rochefoucauld, à l'Archevêque d'Aix, aux Archevêques et Evêques membres de l'Assemblée
nationale ; dans son Encyclique du 13 avril 1791; dans son Bref Adeo nota, du 23 avril 1791 ;
par PIE VII, dans sa Lettre apostolique à Monseigneur de Boulogne ;
par GREGOIRE XVI, dans son Encyclique Mirari vos, du 15 août 1832 ;
par PIE IX, dans plusieurs Encycliques, spécialement dans l'Encyclique Quanta cura, du 8 décembre 1864, promulguant le Syllabus et ses quatre-vingts propositions condamnées comme émanant des Droits de l'hommee;
par LEON XIII, qui s'est attaqué le plus directement au dogme démocratique par excellence : la souveraineté du peuple, dans l'Encyclique Immprtale Dei, idans l'Encyclique Diuturnum, dans l'Encyclique Graves de communi, dans l'Encyclique Humanum genus ;
enfin par PIE X, dans sa Lettre sur le Sillon où il se plaît à rappeler encore la doctrine de Léon XIII quant à la souveraineté du peuple et où il montre de façon claire et précise l'opposition essentielle qui existe entre les principes catholiques et les principes démocratiques inscrits dans la Déclaration des Droits de l'homme.
A ce « Livre sacré » des F.*. M.'., il faut ajouter le Talmud et les deux Cabales.
La Franc-Maçonnerie a sa Théologie et sa Cosmogonie :
« Le système théologique en honneur dans la Maçonnerie, c'est le dualisme de la divinité : deux principes se combattant et également éternels, Lucifer (le Bien), et Adonaï (le Mal). L'Univers existe de toute éternité. Il n'y a pas eu création, mais organisation. On dit : Grand Architecte, et non : Créateur. Le
mauvais principe étant Adonaï, c'est Lucifer qui est l'Etre par excellence, l'Etre Suprême. Adorer l'Etre suprême, c'est adorer Lucifer : il ne saurait y avoir d'erreur là-dessus. » (Léo Taxil, les Mystères de la Franc-Maçonnerie, p. 370, note.)
« Dans le système du martiniste, Dieu, le démon et l'homme ne sont que des êtres d'une même nature, d'une seule et même essence et d'une même espèce... Il y a cependant entre l'homme et le mauvais principe une différence assez remarquable; car le démon, principe séparé du Dieu Bon, n'y reviendra jamais, au lieu que l'homme redeviendra un jour tout ce qu'il fut avant les germes et les temps. « Il s'égara d'abord, en allant de quatre à neuf ; il se retrouvera en revenant de neuf à quatre. » (Barruel, Mémoires pour servir... II, p. 233-236.)
D'après Oswald Wirth (Le Livre du Maître, p. 146), le Temple de Bel avait une tour aux sept cubes (Soleil. Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus, Saturne) « qui parut comme le symbole de la Cause Première immanente, chacune de ses sept plates-formes étant consacrée à l'une des Causes secondes, organisatrices de l'Univers... C'est à ces causes septénaires qu'il faut attribuer l'œuvre de la création... »
Ces « croyants.'. » ne sont guère logiques : tantôt ils disent que la matière est éternelle et que le Grand Architecte de l'Univers n'a fait que l'organiser, tantôt ils enseignent que le monde a été créé environ 4.000 ans avant Jésus-Christ. Nous serions donc, cette année en 5937.
(Sur la doctrine maçonnique concernant la nature, l'origine du monde, de la vie, de l'homme, voir ma brochure : Les Calendriers, 3 fr.)
La Franc-Maçonnerie a ses Catéchismes matérialistes et athées (Catéchisme du libre penseur, Catéchisme de l'athée, Catéchisme républicain). (J'ai réfuté les âneries de ce dernier dans ma brochure sur Les Calendriers, 3 fr.)
D'après le Catéchisme maçonnique, la matière est éternelle et, toute seule, elle a évolué et, successivement, est devenue vie, plante, animal, et homme. (Voir la réfutation dans la même brochure.)
Voici la substance du Catéchisme républicain ou maçonnique :
— (Page 350) « Une chose est bien certaine actuellement, c'est que V homme ne descend pas de l'homme, mais d'intermédiaires animaux » ; — (p. 272) « que l'homme ait eu des ancêtres qui ont été aussi ceux des singes, des chevaux, des bœufs, des porcs, c'est aujourd'hui absolument incontestable »> ; — (p. 278) « c'est l'évidence... l'homme a eu parmi ses ancêtres des organismes très inférieurs, des poissons, des vers, des rudiments » ; — (p. 340) « sans doute nous ne descendons pas des singes actuels, puisque nous en sommes ! »
Un mot encore sur ce Catéchisme républicain. Après avoir affirmé — mensongèrement et antiscienlifiquement — que les hommes ne sont que des bêtes, l'auteur ajoute (page 2) : C'est pour l'ouvrier de l'usine et des champs que nous publions ce Catéchisme et, en le lui dédiant, nous lui disons : — « Allons, Frère, relève-toi... Viens, lis-nous, nous t'apprendrons des choses qui te rendront le travail plus léger et la vie plus douce... En t'apprenant qui tu es, d'où lu viens, où tu vas, nous doublerons ton courage, et demain ton marteau retombera plus allègrement sur l'enclume et ton dur métier te semblera plus supportable. »
Ce langage n'est-il pas digne de Satan ! ! !
« Post mortem nihil. Il ne faut s'attendre à rien
après la mort. » (F.'. Oswald Wirth, Le livre du Maître, p. 110.)
C'est consolant, alors que tant d'injustices triomphent en cette vie !
La Franc-Maçonnerie a ses Calendriers {Calendrier de la Révolution, Calendrier républicain; voir ma brochure qui porte ce titre).
Le « Calendrier de la Révolution » remplace les années de l'ère chrétienne par les années I à XIV (22 septembre 1792-31 décembre 1805); les noms chrétiens sont remplacés par des noms d'outils, de légumes et d'animaux, tels que :
asperge, laitue, ciguë, radis, carpe, civette, râteau, canard, acacia, barbeau, camomille, oignon, mulet, concombre, échalote, absinthe, artichaut, tabac, cumin, haricot, ail, vesce, melon, ivraie, bélier, basilic, pastèque, colchique, carotte, potiron, citrouille, navet, tomate, poire, betterave, oie, topinambour, dindon, coing, nèfle, cochon, truffe, tourbe, bitume, soufre, fumier, van, taureau, ellébore, vache, bouc, pissenlit, etc., etc.
Comme tout cela est autrement beau, noble et inspirateur que le souvenir de la Vierge, de saint Joseph, des saints Innocents, Noël, Pâques, Ascension, Assomption, etc.!
Fabre d'Eglantine déclarait que ces noms d'animaux, de légumes ou d'outils lui plaisaient fort, « animaux plus précieux sans doute aux yeux de la Raison que les squelettes béatifiés des Catacombes de Rome ». — Idiot!
Les noms de « saints » et de « saintes » étant proscrits et les noms d'animaux, de légumes ou d'outils ne plaisant pas à tout le monde, on vit alors adopter
par « des citoyens » dupes de la F.*. M.', des noms propres comme ceux-ci : « Marat, Couthon, Pique, Civilisation, Jemmapes, Victoire, République, Péthion, Robespierre, Nationale, Alexandre, Pont-Neuf, Héliodore, Sagesse, Vertu... »! ! !
Un « pur citoyen » donne à sa fille le nom « sublime » de Phylogynéanthrope qui signifie « femme enfantant des nommes ».
Bande de fous!
A titre de curiosité, voici la première Décade de Vendémiaire (Vendémiaire s'étendait du 24 septembre au 23 octobre) :