‹ Le formidable secret de la franc-maçonnerieChapitre 4 sur 17 · Nonidi — Panais, 10. Décadi — Cuve · texte numérisé non relu

Nonidi — Panais, 10. Décadi — Cuve

La fête des saints Ânges-Gardiens était remplacée par le souvenir du safran et celle de saint Denis, le glorieux apôtre des Gaules, par une grotesque commémoration des panais.

C'était odieux et ridicule.

Dans ce « calendrier des bêtes » on fête :

Au lieu de Noël, le CHIEN ;

Au lieu de l'Epiphanie, la MARNE ;

Au lieu de la Toussaint, le SALSIFIS ;

Au lieu de la Nativité de la Vierge, la NOISETTE ;

An lieu de l'Annonciation, la POULE ; Au lieu de la Visitation, la LAVANDE ; Au lieu de la Purification, l'AVELINIER ; Au lieu de l'Assomption, le LUPIN ; Au lieu de saint Joseph, la PAQUERETTE ; Au lieu de saint Pierre et saint Paul, le CORIANDRE ; Au lieu de saint Jean-Batiste, TESCOUROEONet le ROMA- RIN ; Au lieu de saint Jean l'Evangéllste, la TERRE VEGETALE; Au lieu de saint Augustin, la PASTEQUE ; Au lieu de saint Bernard, la YESSE-DE-LOUP ; Au lieu de saint François de Sales, la COGNEE ; Au lieu de saint Léon, la ROMAINE ; Au lieu de sainte Elisabeth, l'ORANGE ; Au lieu de sainte Berthe, le TABAC ; Au lieu de sainte Yvonne, le SUREAU ; Au lieu de sainte Agnès, la MOUSSE ; Au lieu de saint Arthur, l'ANE ; Au lieu de saint Biaise, la VACHE ; Au lieu de saint Polyeucte, le LIEVRE ; Au lieu de saint Gérard, le BOUC, Au lieu de saint Adrien, la CHEVRE ; Au lieu de saint Léopold, le BOEUF; Au lieu de saint Evariste, l'OIE ; Au lieu de sainte Justine, le CHEVAL ; Au lieu de sainte Angèle, le CANARD ; x\u lieu de saint Constant, le DINDON ; Au lieu de saint Hilaire, le CHAT ; Au lieu de sainte Catherine, le COCHON;

Etc., etc., etc.

Comme c'est beau!

La F.'. M.', édite aussi et propage, à l'usage des profanes, des calendriers mentionnant nos noms de

sainls el de saintes. Tous les emblèmes maçonniques figurent sur la couverture, mais, à l'intérieur, le texte est identique à celui de nos calendriers catholiques. Encore un «truc » pour tromper les « poires »!

La F.'. M.', a ses grands hommes, ses héros, ses « Saints » et ses « Martyrs » : des bandits de tous calibres, auxquels elle ose allier des noms de braves gens, de savants, de saints véritables et même celui de Jésus-Christ (9 nivôse, 1er janvier) ! ! !

Voici quelques-uns de ces noms :

Prométhée, Hercule, Orphée, etc.; puis Romulus, Numa, Sémiramis. Bélus, Gyrus, Zoroastre, Sésostris, Bouddha, Fo-Hi, Confucius, Abraham, Moïse, Salomon, Haroun-al-Raschid, Mahomet. Lucrèce, la Vie, la Mort, le Crime, Jean-Baptiste, le Parjure, Alexandre, Annibal, César, Calvin (deux fois : en pluviôse et en floréal), Luther (deux fois : en pluviôse et en floréal), Bossuet, le Cid, Carnaval, Clotilde, Charlemagne, les Troubadours, Boccace, Rabelais, la Fête des fous, Vanini, la Douleur, Colomb, Jacquart, Giordano, Spinosa, Diderot, Grotlus, Cujas, Michel Servet, Condorcet, J.-J. Rousseau, Victor Hugo, Voltaire, Jeanne d'Arc, la Pesanteur, Cromwell, les Glorieuses, Maras (sic), les Droits de l'Homme, Etienne Dolet, Galilée, Fourrier, Raspail, Lamarck, Darwin. Arago, Pasteur, Paul Bert, Ferry, Denfert-Rochereau, Gambetta, Sadi-Carnot, Soheurer- Kestner etc., etc.

Dans une prochaine édition ajoutez donc :

Louise Michel, la Steinheil, les Humbert, la Syveton, Dreyfus, Wilson (le marchand de décorations), et l'autre Wil?on, qui flt échouer la grande Victoire, Lénine, Abd el Krim. etc.

On y verra aussi :

Reinach, Caillaux et sa femme, Malvy, Almereyda (à l'anagramme excrémentiel), Bolo, Bonnot, Garnier (et pour sûr Raymond la Science I), l'exhibitionniste Sébastien Faure, Robin de Cempuis, Soleilland, Loubet du Panama, Fallières le Bœuf, Pelletan l'Absinthe, André la Bouteille, Zola, Ferrer, Carducci (le poète de Satan), Garibaldi, Sarrail, Bernstein, Bataille, la Berton, la Hanau, Sadoul, Le Flaoutter, Gachin, Doriot, Herriot, Flachon, Briand, Zacco Vanzetti, Daladier, Paul-Boncour, Frot, Cot, Bonnefoy-Sybour, Sarraut, Desmons, Dufrenne, Pre83ard, Chautemps et Stavisky...

Ah! vraiment, quelle belle famille! Hideuse Maçonnerie, néfaste République,

■ C'est ça, tes « saints » chéris, c'est ça, tes chères « saintes » 1

« Ils sont dignes de toi : mufles, méchants, voleurs;

« Du moule maternel ils ont gardé l'empreinte

« Et cumulent en eux, comme toi, mille horreurs! »

(Dans les Voix oV outre-tombe, par J. Santo; 1 fr.)

Dans ce « calendrier des fripouilles » on fête :

Au Heu de saint Bernard, LUTHER;

Au lieu de sainte Yvonne, SPINOZA;

Au lieu de saint Raoul, HEGEL;

Au llleu de saint Félix, Victor HUGO;

Au lieu de sainte Marthe, l'Insurrection de Juin 48;

Au lieu de Pierre es Liens, MARAS;

Au lieu de saint Dominique, les DROITS DE L'HOMME;

Au lieu de sainte Sophie, Paul BERT;

Au lieu de saint Janvier, Jules FERRY;

Au lieu des saints Anges, SEMIRAMIS:

Au lieu de srrint Arthur, CYRUS;

Au lieu de saint Denis, BOUDDHA;

Aulieu de saint Savinien, MAHOMET;

Au lieu de saint Juste.... le CRIME!

Etc., etc., etc. (Voir ma brochure sur les Calendriers.)

La Franc-Maçonnerie a ses faux Miracles, tels que la mainmise de 52.000 de ses membres sur 40 millions de Français; l'acceptation par tous ses candidats de se soumettre aux grotesques et stupides cérémonies de l'initiation; elle a ses Fétiches, ses Superstitions, tels que sa devise décevante et contradictoire : Liberté (.), Egalité (.), Fraternité (.), (et ces .'. = A)» le suffrage universel, la démocratie, l'Européanisme, l'Humanitarisme, la Société des Nations, l'Espéranto, etc.; ses Anniversaires : 1789 (surtout le 14 juillet), 1871, la mort de Gambetta, de Victor Hugo, l'initiation

de Jules Ferry, etc.

La F.'. M.', a sa Morale spéciale. Pour s'en faire une idée juste, il n'y a qu'à regarder ses fruits : le mensonge, le vol, la licence, la pornographie, le nudisme, le divorce, l'union libre, et ses héros : Soleilland, Briand, Dufrenne, Anquetil, Hanau, Rochette, Oustric, Chautemps, Stavisky; un franc-maçon Pablo Caderusso, sincère celui-là, a déclaré que tous les vauriens voudraient entrer dans la F.". M.*.. C'est donc que sa morale est à leur image et à leur ressemblance.

La morale maçonnique est bien définie par cette cynique déclaration du F.'. Blatin, 33e :

« Nous apprenons à nos adeptes à considérer comme des fléaux du genre humain des contempteurs de toute moralité, qu'ils s'appellent saint Paul, saint Augustin, saint Thomas ou Bossuet, dont les odieux préceptes ont pu permettre pendant 1.500 ans de garrotter la pensée humaine! »

Quel aveu!

Ce faisant, la F.'. M.', suit scrupuleusement ce conseil qu'un des siens, le F.'. Voltaire, donnait à Thiériot dans une lettre du 21 octobre 1736 :

« Le mensonge est une très grande vertu quand il fait du bien... Soyez plus vertueux que jamais : il faut mentir comme un diable; non pas timidement, non pas pour un temps, mais hardiment et toujours. »

La belle morale, n'est-ce pas?

Et voici une des « roses » hideuses écloses sur le rosier de la morale maçonnique :

« Au 18» degré, grade de Rose-Croix, le Vénérable (qui s'appelle le Très Sage) explique au récipiendaire ce que signifie la rose placée à l'intersection de3 deux bras de la croix.

« Elle est le symbole des sentiments les plus divers, des choses les plus opposées : la piété, l'amour, la galté..., la douleur, la pudeur, la charité. La Rose est par excellence l'emblème de la femme et, comme la Croix ou le triple phallus symbolise la virilité..., l'assemblage de ces deux emblèmes offre un sens de plus et exprime la réunion des deux sexes, symbole de la régénération universelle. » (Léo Taxil, les Mystères de la Franc- Maçonnerie, p. 307)-

Rappelons à ce sujet la terrible parole de Inquire Within (ex-luciférien) : « Accepter ce culte phallique, au lieu d'un Dieu personnel, c'est abandonner le Christianisme et l'adoration de Jéhovah et retourner se vautrer sous les toits à porcs du paganisme. »

(Sur la Morale maçonnique, voir ma brochure : Réponse au Grand.'. Orient.'., p. 50 à 66.)

La Franc-Maçonnerie a des Fêtes, des Cérémonies. des Rites, une Liturgie, des Rituels, un Baptême, un

Mariage, des Obsèques, des . Sacrements (baptême, confirmation, mariage), des Agapes, des « Cènes » mystiques (voir plus loin).

Les Francs-Maçons ont des Fêtes spéciales comme la « Saint-Saucisson » qu'ils célèbrent en vrais cochons le jour du Vendredi dit Saint, suivant leur jargon. Si dans notre religion on béatifie les meilleurs, dans la Franc-Maçonnerie on bêtifie tout le mondei en s'empiffrant jusque-là de cochonneries indigestes' et de discours abracadabrants plus indigestes encore.

C'est au sujet de ces manifestations charcutières que Louis Veuillot écrivait déjà : « Il y avait des pieds de cochon par-desus la table... Il y en avait aussi par-dessous. »

Porci inter porcos... Sic itur ad stercora!

Quand les F.'. M.', reçoivent un personnage important, ils déploient une solennité spéciale. Par exemple : la Voûte d'acier :

Quand le Roi (Louis XVI) rentra à Paris au milieu des ruines fumantes de la Bastille... les Francs-Maçons tinrent à faire... un acte ostensible emprunté au cérémonial maçonnique, et voioi ce qui se passa.

Entouré d'un nombreux cortège, le Roi venait d'ajouter à sa cooarde blanche la cocarde bleue et rouge de la Ville de Paris Pour la première fois, les trois couleurs se mariaient et formaient le nouveau symbole de la Patrie. Le Roi se disposait à monter le grand escalier de l'Hôtel de Ville. A ce moment ceux qui l'entouraient et qui étaient pour la plupart francs-maçons chuchotèrent un mot qui fit le tour de l'assemblée et immédiatement tous tirèrent leurs épées; dont les lames brillèrent comme autant d'éclairs. Louis XVI eut un mouvement de frayeur, pâlit et fit quelques pas en arrière. Le marquis de Nesles, qui l'avait

suivi depuis Versailles, lui dit : « Sire, n'ayez pas peur, et allez de l'avant sans crainte. » Le Roi hésitait, les épées se levèrent, une voûte se forma, et c'est sous ces lames croisées au-dessus de sa tête que Louis XVI devait passer pour atteindre la porte de l'Hôtel de Ville.

Les Francs-Maçons avaient formé la Voûte (Farter, honneur que nous réservons dans nos temples aux grands dignitaires de l'Ordre ou à nos vénérables dans certaines circonstances. La foule ne comprit peut-être pas très bien la double signification qui se cache sous cette importante cérémonie symbolique... (P.*. Bernardin, 33e.)

Cette double signification, au cas présent, la voici :

1) La F.'. M.', faisait mainmise sur le Roi et dès lors, la perte de celui-ci était certaine;

2) La F.'. M.", se substituait à la Royauté catholique pour le malheur de la France.

La F.'. M.', a ses « Agapes » : au 18e degré (Rose- Croix), les initiés doivent, chaque année, assister en Loge, à un banquet, absolument sacrilège, qui a lieu dans la nuit du Jeudi-Saint.

« La salle du festin est décorée d'une manière brillante; la tenture est rouge avec des accessoires blancs et verts. Le fond est occupé par la fameuse croix qui a une rose à l'intersection de ses bras (voir à la page 18) ; cette représentation obscène est soit en relief, soit en peinture... La table a la forme d'une croix latine dont la têt^ est à l'Orient. Un grand candélabre à sept branches occupe le milieu de cette table... Les verres doivent, obligatoirement, être à pied et ressembler par leur forme aux calices dont se servent les prêtres pour le sacrifice de la messe.-.

• Avant de se rendre dans la salle des Agapes, les Rose-Croix font, dans une pièce voisine, la cérémonie de la Cène :

« Les Maîtres des cérémonies ont fait apporter par les Frères Servants une table recouverte d'une nappe blanche bordée de rouge. Sur cette table sont du pain, du vin, deux grandes coupes d'argent ou de cristal et deux serviettes. Le pain est sur un plat d'argent, ainsi que le vase contenant le vin.

« Le Très Sage [le vénérable de la Loge de Rose-Croix) déclare : Prenez place, Chevaliers; nous allons procéder à la célébration de la Gène... etc.

« Le Second Maître des Cérémonies présente au Très Sage le plat sur lequel sont le pain et le vin. (Prenant le pain, le Trè? Sage dit : Que ce pain nous maintienne en force et santé.) (Prenant les coupes qu'il remplit et les élevant, il dit : Que ce vin, symbole de l'intelligence, élève notre esprit.)

• Il rompt le pain en deux parties égales, puis sur ce pain il fait le signe de l'index (signe du grade), ce qui équivaut à une bénédiction faite avec un seul doigt levé..- » (Puis il donne le pain, après en avoir goûté et dit : « Prenez et mangez! Donnez à manger à celui qui a faim. »)

« Après quoi il prend les deux coupes et fait le signe de l'index sur le vin... Il remet les deux coupes (après avoir bu quelques gouttes de vin à chacune) l'une au Chevalier d'éloquence, l'autre au Chevalier maitre des dépèches, et il dit : « Prenez et buvez 1 Donnez à boire à celui qui a soif. »

« Le pain et le vin circulent, chacun mord au morceau, boit à la coupe et les passe à son voisin.

" Le Très Sage fait circuler à droite et à gauche le mot sacré, ainsi que l'attouchement mystérieux. Tout le monde se parle à l'oreille et s'attouche. Enfin, on s'enlace les uns les autres, corps contre corps, chacun passant son bras autour des reins de son voisin (c'est la chaîne d'union), et le baiser fraternel circule parmi l'assemblée des Lû3e-Croix.

« Le peu de pain et de vin est rapporté au Très Sage qui le jette dans les réchauds et dit : « Tout est consommé- »

Cette singerie sacrilège de la Cène étant terminée, « les Rose-

Croix vont en procession à l'Agape, tenant les bras croisés sur la poitrine, exactement dans la position si connue des statues où Jésus-Christ est représenté en Bon-Pasteur; on nomme, du reste, « ordre du Bon-Pasteur, cette position adoptée par la maçonnerie en dérision du Sauveur ». (Léo Taxil.)

Puis a lieu le banquet.

Au grade de Rose-Croix,

La table s'appelle autel;

La nappe, tapis;

La serviette, écharpe;

Le verre, calice;

La bouteille, la carafe, amphore;

Boire, c'est vider le calice;

Porter une santé, exécuter une libation.

(Pour le reste, c'est comme aux Banquets des Grades inférieurs. Voir ma brochure La F.'. M.', démasquée.)

•< Au second service, on apporte un agneau rôti et un fourneau allumé. L'agneau est placé, couché sur le dos, au centre d'une croix, les pattes de devant écartées.

« Le Très Sage dit : « Voici, mes Frères, la victime qui symbolise les sacrifices matériels de l'ancienne loi et les sacrifices moraux de la nouvelle. L'Eternel protégera nos foyers, comme il a protégé ceux de nos pères, parce qu'ils avaient marqué leurs portes du signe mystérieux avec le bouquet d'hysope trempé dans le sang de l'agneau sans tache...

« Enlevons les parties impures et livrons-les aux flammes. »

« Il coupe (devinez quoi?...) la tête et les pieds qu'il met dans le fourneau.

a Pour comprendre la signification de ce point essentiel de la cérémonie, il est bon de savoir que l'agneau ainsi servi aux Rose-Croix a sur la tête une petite couronne d'épines et que ses quatre pieds sont traversés par un clou. Or, ne l'oubliez pas,

cette Agape a lieu dass la nuit du Jeudi-Saint au Vendredi- Saint. L'agneau figurant le Christ, les parties de son corps qui rappellent spécialement celles en vénération particulière chez les chrétiens sont déclarées « parties impures » et « sacrifiées au feu, élément principe de l'Ange de lumière », c'est-àdire offertes en holocauste à Lucifer » (1).

Puis a lieu l'exécution des libations :

« Les commandements s'exécutent comme suit :

— A l'ordre, Chevaliers mes Frères !

« On se lève et on se met à l'ordre des Agapes (serviette sur l'épaule gauche pour les gradés du 19e au 29e degré, et la serviette tortillée derrière le cou en ramenant les deux bouts sur la poitrine pour les gradés du 30e au 33* degré).

— Garnissez vos calices !

« On remplit les verres.

— Alignez!

« On les place à l'alignement indiqué sur la table.

— Haut le calice 1

<• Chacun élève son verre, le bord se trouvant à la hauteur des lèvres.

— Vidons le calice en trois temps!... Attention!... Première libation (ou deuxième ou troisième); Videz!... Un!... Deux!... Trois.

« On boit comme aux autres banquets.

Ensuite, voici la fin :

— Calice au front! ...

« On élève le verre de façon à ce que le pied soit à la hauteur du front.

— Descendons le calice!

(1) Au 3u" degré, chevalier Kadosch, figure aussi un mouton au sujet duquel se passe une abominable comédie. {Les Mystères..., p. 373-)

« On l'abaisse jusqu'au creux de l'estomac.

— Calice à l'épaule gauche!

« On l'y porte.

— Galice à l'épaule droite I « On l'y porte.

(<> Le lecteur remarquera que chaque convive a, par ces quatre mouvements fait, après avoir bu, le signe de la croix avec son verre ; la profanation systématique est ce qui distingue particulièrement les Rose-Croix.)

— Posons sans bruit.

« On replace doucement les verres sur la table.

" Suivent la batterie et l'acclamation mystérieuse (Hoschéah!... Hoschéah!... Hoschéah!) du 18e degré. » (Léo Taxil, Les Mystères de la Franc-Maçonnerie, p. 296-317) (1).

f(l) Je possède, de Léo Taxil, cet énorme ouvrage, 800 pages grand format, innombrables gravures), portant une dédicace autographe ( 1 Sa Grandeur Mgr Robert, évêque de Marseille, hommage respectueux de l'auteur, Léo Taxil, Paris, le 5 avril

Mgr Jouin m'a affirmé que cet ouvrage (en dehors de l'excès de diablerie) était sérieux, très précieux pour ceux qui désirent connaître la constitution intime de la F.-. M.', dans ses 33 grades.

Quand L(;o Taxil jeta le masque et révéla qu'il s'était moqué des catholiques, la revue La Franc-Maçonnerie démasquée publia ces lignes dans son n" 38 d'avril 1897 :

« Qu'allons-nous faire maintenant?

« Le voici : »

« Nous avons eu soin, à peu près toujours, de publier, dans des articles distincts, tout ce qui regardait le Palladisme et Diana Vaughan. Nous donnons dans le présent numéro la liste complète de ces articles. On pourra donc les considérer comme non avenus. Cependant, nous nous proposons de les relire avec soin et

La Franc-Maçonnerie a son Etendard, son Insigne, son Symbole, sa Contre-Croix : le Triangle (et aussi la Croix Gammée et la Croix décorée de la Faucille et du Marteau); elle a son /. A7. R. I. auquel elle donne 9 significations (voir ma brochure : La F.'. M.', contre la religion, p. 49-50), et un Drapeau du Sacré- Cœurl (sic) (voir la même brochure, p. 56).

avec une minutieuse critique, pour examiner s'ils ne contiennent pas une part de vérité et des documents dont on puisse établir par ailleurs l'authenticité. Ce fut, en effet, une des grandes habiletés de cet impudent imposteur de mêler dans son œuvre des pièces incontestables et des faits établis aux créations de son imagination et aux documents fabriqués de toutes pièces. C'est ainsi qu'il a pu tromper les plus autorisés et les plus savants auteurs en ces matières. »

.On lit dans le gros volume : Léo Taxil et la Franc-Maçonnerie, lettres inédites publiées par L. Fi y {30 frs., 470 pages très grand format, 1935) : «... Ce que des hommes comme le Père Portalié, le Père Gruber et d'autres perdirent de vue, c'est le fond de vérité, (Tune importance incalculable, contenu dans les œuvres attribuées à Léo Taxil, qu'il aurait fallu dégager de l'invraisemblance qui le masquait habilement. » (p. 10F)

[sur Diana Vauy/ian lire les ouvrages de Spectator : Le Mystère de Léo Taxil et la craie Diana Yaughan, 3 fr. franco; — de Hiram : Diana Yaughan a-t-elle existé? 3 fr. 25 franco; — et Léo Taxil et la Franc-Maçonnerie, lettres inédites, 30 fr. — C'est dans ce dernier ouvrage que l'on retrouvera, reproduit intégralement, le n° 13, 25 avril 1897, du périodique le Frondeur qui publia le discours de Léo Taxil à la Salle de Géographie (f9 avril) dans lequel il déclara cyniquement avoir mystifié les catholiques par sa conversion, et par l'invention de toutes pièces, par lui, de Diana Yaughan et du Palladisme.)

(Sur l'Affaire Léo Taxil, voir plus loin, p. 57 à 64.)

La Franc-Maçonnerie cultive activement un Symbolisme très touffu, très subtil, inextricable, souveift puéril. (Voir le Symbolisme occulte de la F.'. M.'., par Oswald Wirth, et Le Livre du Maître, par le même; 9 fr. 65 franco chacun.)

Souvent aussi ce symbolisme est tiré par les cheveux ou inventé pour les besoins de la cause maçonnique, par exemple la Légende d'Hiram qui a été inventée de toutes pièces par les F.". M.', eux-mêmes au XVIIIe siècle, d'après le 33e Oswald Wirth (Le Livre du Maître, p. 56).

Mais ce symbolisme, si utile pour tromper les gogos, est très cher à la secte :

« Sans symbolisme, il n'y a plus ni initiation, ni franc-maçonnerie. » (O. Wirth, Le Livre du Maître, p. 19.)

« Le jour où vous porteriez une atteinte au symbolisme maçonnique, vous auriez tué d'une façon définitive le Grand.'. Orient.'.. » (F.*. Bernardin, 33e.)

« Nos symboles sont les vases sacrés où le Saint des Saints est conservé et exposé aux regards des initiés. Telles sont les perles que l'on profanerait si on les jetait devant les animaux immondes. » (Un évêque protestant franc-maçon.)

Les pourceaux, c'est nous, les non-maçons. Merci bien!

La Franc-Maçonnerie a ses églises ou temples appelés Loges. Le « curé » s'appelle « vénérable ». Il a pour assistants, pour « vicaires », le F.'. Tuileur, le F.'. Orateur, le F.'. Surveillant, le F.'. Organisateur des banquets, etc.

La Franc-Maçonnerie a ses Rituels pour chaque grade et pour chaque cérémonie.

La Franc-Maçonnerie a des Habits sacrés pour ses cérémonies : tabliers, cordons, sautoirs, chasubles, étoles, jarretières, etc.; des hymnes saintes et des chants sacrés; une langue spéciale, un jargon bien à elle.

(Sur le petit tablier en peau de cochon, voir ma brochure : La F.'. M.', démasquée, p. 65.)

La Franc-Maçonnerie a, dans ses églises ou loges, un Matériel varié : autels, vases, coupes, calices, flambeaux, candélabres, lustres, hallebardes, boîtes à encens, pipes à lycopode, « troncs... de la Veuve » pour quêter, et autres ustensiles; sans oublier tout un attirail de maillets (remplaçant la sonnette), compas, règles, équerres, truelles, niveaux, fils-à-plomb, épées, etc. (Sur le coup de la pipe à lycopode, voir ma brochure La F.', il/.', démasquée, p. 54.)

La Franc-Maçonnerie délivre à ses fidèles des Diplômes, des Cachets illustrés.

La Franc-Maçonnerie a ses Périodiques, ses Journaux officiels (et une multitude de journaux et revues maçonnisants officieux), ses « Semaines religieuses laïques », telles que le Bulletin hebdomadaire des Loges de la Région parisienne, l'Acacia, etc.

La Franc-Maçonnerie a ses « Séminaires laïques > qui sont les Ecoles normales d'instituteurs et d'institutrices.

La Franc-Maçonnerie a ses Conciles annuels ou convents, qui se tiennent rue Cadet, à Paris.

La Franc-Maçonnerie a ses Obédiences, ses Congrégations, ses Filiales, ses Succursales, ses Cercles d'influence. (Voir plus loin.)

Elle a ses Cardinaux, Archevêques, Evêques et

Curés, répartis en 31 grades; les apprentis et les compagnons constituant les simples Fidèles.

La Franc-Maçonnerie a son chef suprême, son Pape, inconnu des profanes et même de la plupart des initiés.

La Franc-Maçonnerie a un Idéal, un But : « Organisée comme elle l'est, la F.'. M.', peut, si elle veut, remplacer la religion chrétienne », a déclaré le F.*. Félix Pyat. — « La Franc-Maçonnerie doit se substituer progressivement aux religions positives (Bull, du G.'. O.'., 1893, p. 568). — « Le temple maçonnique doit remplacer l'église. » (F.-. Charbonnier, Congrès maçonnique de 1885, p. 25.)

« Espérons qu'un jour les églises seront transformées en salles de concert, de théâtre ou d'assemblées, en greniers à blé et en écuries à chevaux! », a ânonné le F.'. M.*. Most (p. 24 de La peste religieuse).

« Dans ces édifices élevés de toutes parts, depuis des siècles, aux superstitions religieuses et aux suprématies sacerdotales, nous serons peut-être appelés, à notre tour, à prêcher nos doctrines, et, au lieu des psalmodies cléricales qui y résonnent encore, ce seront le maillet, les batteries et les acclamations de notre Ordre qui en feront retentir les larges voûtes et les vastes piliers. » (F.'. Blatin, Compte rendu du Couvent de 1883, p. 645.)

Cette fois, nous approchons, nous brûlons, et bientôt se révélera la première partie du formidable secret de la Franc-Maçonnerie.

La Franc-Maconnerie est-elle une Religion ?

Incontestablement.

Et vous vous en doutez bien un peu, certes, après tout ce que vous venez de lire. Mais il y a mieux et plus formel. Ecoutez :

1° Les non-maçons, ou ex-maçons, qui connaissent la question :

Louis Baume (dans son livre Une Religion secrète): « La F.'. M.', est une religion ».

Mgr Meurin : « C'est une Synagogue... »

Le Pape Léon XIII : « La F.'. M.', est une religion occulte. »

L'ex-F.-. Dunet : « L'idéal maçonnique est la synthèse des religions. »

2° Les Francs-Maçons eux-mêmes : Au grade de Rose-Croix, il est déclaré que le mot religion « dont on a depuis si longtemps abusé » ne convient qu'à la F.'. M.'. ».

Le F.'. Ubaldo Triaca, chassé d'Italie et affilié à la G.'. L.\ de France, déclare :

« Les Principes de la F.'. M.', constituent une conception rigoureusement religieuse... Il est difficile de classer la F.", autrement que comme une manifestation de l'instinct religieux...

« La F.". M.', a des légendes, des symboles, des rites, à l'instar des autres religions. »

Le F.'. Limousin, 33", c'est-à-dire Cardinal dans cette religion, affirme que « la F.'. M.', est une

Eglise, le contre-catholicisme, l'autre Eglise, l'Eglise de l'hérésie, de la libre-pensée. » (Acacia, octobre 1902.)

Le F.'. Oswald Wirth écrit dans Le Livre du Maître (p. 22) : « Ayons le courage de nous dire religieux et de nous affirmer apôtres d'une religion plus sainte que toutes les autres. Propageons la Religion de la République qui formera le cœur des citoyens et cultivera les vertus républicaines (1). »

Oswald Wirth ose encore écrire ceci (Le Livre du Maître, p. 24) : « Il y a plus de vraie religion dans le cœur du Maçon prétendu athée que dans le cerveau de l'ascète qui se macère en spéculant sur les délices de la vie future. »

Le document suivant émane à la fois de non-maçons et de maçons :

« La Maçonnerie est avant tout un UNIVERSA- LISME PHILOSOPHIQUE, une sorte de RELIGION.

« Elle-même le déclare à tout propos.

« Sous l'énigmatique signature G. M., le Bulletin de la G.'. L.\ de France affirmait dans son numéro du 1er avril 1933 :

« Cette religion est la religion de l'homme FIN EN SOI, libre de tout, juge de tout, maître de tout. Il possède en lui-même sa propre perfection et sa règle est l'épanouissement de lui-même. « Il s'est construit son « propre Temple, dit le F.'. René Gabriel, le voici « Maître de soi, Maître de ses sens, Maître de sa pen- « sée; il a su faire abstraction totale de tout ce qui « l'entourait, de tout ce qui le retenait dans les liens

(1) Voir plus loin, la preuve de l'identité, en France, de la Franc-Maçonnerie et de la République.

« matériels pour plonger en lui-même; il a décou-

« vert sa vraie personnalité, son « daïmon », son dieu

« intérieur, il est entré dans la vie initiatrice dont le

« secret reste inviolable. » (M. Loyer, R.I.S.S., 15-6-35.)

Oui, c'est une religion fausse, grotesque et malfaisante

C'est une fausse religion puisque : 1° elle n'a pas été fondée par Dieu; 2° elle a pour auteur Satan, le contre-Dieu, le père du mensonge; 3° elle n'a pas en vue la vérité, le bonheur de l'humanité, mais l'erreur en tout, et la perte des âmes; 4° elle n'est qu'un démasquage grotesque, hideux et pervers de la vraie religion.

C'est P « hérésie » totale, intégrale.

Dans le n° 1-2 des Documents nouveaux (1934), J. Marqués-Rivière dit fort bien :

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