PRÉFACE
dance du château Saint-Louis, construit sous le régime anglais pour y donner des réceptions officielles, et il nous fait assister à des fêtes où était conviée l'élégante société québecquoise de la fin du dix-huitième siècle et du commencement du dix-neuvième.
Le temps des grands coups d’épée est passe ; on inaugure au château ce que l'auteur appelle la politique des réceptions ; aux sonneries de clairons de l'ancien régime ont succédé les effluves mélodieuses d'une salle de bal. Puis arrivent l'incendie du château Saint-Louis, le 23 janvier 1834, l'inoubliable catastrophe du “ feu du théâtre ”, le 12 juin 1846, puis des transformations, corollaires de changements politiques, et enfin la démolition de tout ce qui restait des dépendances du château Saint-Louis pour faire place à l'hôtel somptueux appelé Château Frontenac.
Après avoir décrit l’extérieur de ce dernier édifice, M. Gagnon ajoute : “ Arrêtons-nous ici ; ne pénétrpns pas dans ce palais du confort moderne. Ce serait trop nous éloigner du but de cette étude, qui est de parler de ce qui n’est plus. . . ”
Tel est l’ouvrage dont nous donnons aujourd'hui une nouvelle édition. Nous espérons que celle-ci sera favorablement accueillie du public, en ce moment surtout où, à l’occasion du troisième centenaire de la fondation de Québec, tous les cœurs comme toutes les intelligences sont tournés vers le passé.
Les Editeurs,
âjontréal, 3 juillet 1908.