‹ Le fort et le château Saint-LouisChapitre 6 sur 21 · PLAN DU FORT SAINT-LOUIS DE QUÉBEC EN 1(583, PAR JEAN-BAPTISTE · texte numérisé non relu

PLAN DU FORT SAINT-LOUIS DE QUÉBEC EN 1(583, PAR JEAN-BAPTISTE

FRANQUELIN.

A. Premier clifiteau. — B. Murs d’enceinte du 3ème fort, commencés en 1636, rasés en 1693.

ne pas retourner au Canada, et M. de Frontenac reçut un monitnni signé de la main même de Louis XIY. (Lettre du roi à Frontenac, du 22 avril 1675.)

Antoine de la Fresnaye, sieur de Brucy, fut aussi interné au fort Saint-Louis cette même année, sous accusation d’avoir enfreint les règlements concernant le commerce des pelleteries.

On sait que Frontenac gouverna le Canada de 1672 à 1682, puis de 1689 à 1698. Dans l’intervalle compris entre ces deux périodes, le gouvernement de la Xonvelle- France fut confié à M. Le Febvre de la Barre, puis à Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville, homme aussi bon que brave, mais qui fut peu habile, ou du moins peu heureux dans sa politique à l’égarcl des farouches et sanguinaires Iroquois.

M. de Denonville arriva à Québec le 1er août 1685. Il était accompagné de sa femme, Catherine Courtin de Tanqueux, de ses deux enfants : Bénigne, âgée de quatorze ans, et Catherine-Louise-Marie, âgée de deux ans, et d’une amie de sa fille aînée, Elisabeth de LIallot d’Honville. Deux antres enfants de M. de Denonville (deux jeunes garçons) étaient restés en France 1.

i Mademoiselle Bénigne de Brisay se fit religieuse carmélite à Chartres quelques, années après le retour de sa famille en France. Mademoiselle de Hallot d’Honville se fit religieuse hospitalière à Québec, sous le nom de sœur Saint-Joseph. On lit dans l’Histoire de l’Hôtel-Dieu, déjà citée :

“ Vers la fin de juillet de la même année, 1685, le vaisseau du Roy amena M. l’abbé de St-Valier, nommé à l’évêclié de Québec, M. le marquis de Denonville en qualité de Gouverneur Général, nombre de soldats de recrue et plusieurs officiers d’un mérite distingué. La maladie s’était mise parmi eux, de sorte que, dès que le navire eut mouillé, on remplit de malades non seulement nos salles, mais notre église, nos greniers, nos engrais, poulaillers et tous les endroits de l’Hôpital où nous pûmes leur trouver place ; on dressa même des tentes dans la cour. Nous redoublâmes notre ferveur h les servir ; aussi avaient-ils grand besoin de nos soins ; des fièvres ardentes et

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