L'AUTEUR
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MSP AE RE Pas res de nets NE SAT en ann” ; j : LE FORT ET PL Qu pm um Le premier fort (1620).—-L'emplacement de la ville de Québec.—Prévoyance et sagesse de Champlain.— La Côte de la Montagne. Coup de vent.— Le è ni deuxième fort (1626).—Mort de Champlain au fort
Saint-Louis.
SE fut sous le règne de Louis XIIT, dit le Juste, roi de France, que Samuel de Cham- | plain commença, à Québec, l'érection de la
> petite forteresse qu’il appela plus tard le
Fort Saint-Louis. 1.
1—Nos lecteurs canadiens savent que le Canada fut découvert par Jacques Cartief, en 1584, sous le règne de François Ier, et que Québec fut fondé par Samuel de Champlain, en 1608, sous le règne de Henri IV.
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Le père de la-nation canadienne attachait une telle importance à cette construction, qu’il . y fit travailler avec persistance pendant plus ; de six ans, en dépit de la désapprobation et du } mauvais vouloir de plusieurs de ceux qui l’en- | touraient.
On peut aflirmer que la construction de la ville de Québec À l'endroit où s'élève aujourd’hui la haute-ville est due à l'érection de ce " fort, d’abord assez peu important, mais admi- ‘1 rablement et avantageusement situé, D’après L” un projet qui ne s’est complètement réalisé e que de nos jours, la ville devait être bâtie sur les bords dela rivière Saint-Charles, où s'élève aujourd’hui le populeux faubourg Saint-Roch.
Elle devait s'appeler Urbs Ludovica. Le besoin de protection et de sécurité obligea les premiers colons à se grouper à proximité du fort à . | Saint-Louis, à l'abri des canons dont la voix #4
Es tonnante effrayait les hordes sauvages, comme, | plus tard, elle faisait fuir les nombreux vais- nn seaux de toute une flotte ennemie. ::
Dans le récit de ce qui se passa à Québec en 11 | 1620, Champlain, après avoir parlé de certains |
12 travaux de réparations exécutés à l’A bitation
| de Kébec (construite sur l'emplacement de la
|A | basse-ville actuelle), s'exprime ainsi :
EE: ‘,,..Toutes choses furent si bien ménagées
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DOMINATION FRANÇAISE 83 que tout fut en peu de temps en état de nous loger, pour le peu d’ouvriers qu’il avait, partie desquels commencèrent un fort pour éviter aux ; dangers qui peuvent advenir, vu que säns cela il n’y a nulle sûreté en un pays éloigné presque de tout secours. J’établis cette derneure en L' une situation très bonne, sur une montagne qui commandait le travers du fleuve Saint- Laurent et qui est un des lieux les plus étroits de la rivière, et tous nos associés n’avaient pu goûter la nécessité d’une place forte pour la ne | conservation du pays et de leur bien. Cette se maison ainsi bâtie ne leur plaisait point, et pour cela il ne faut pas que je laisse d’effectuer ÿ le commandement de Monseigneur le Viceroy (le duc de Montmorency), et ceci est le vrai 4 moyen de ne point recevoir d’affront par un ennemi qui, reconnaissant qu’il n’a que des e coups à gagner, et du temps, et de la dépense ‘5 perdue, se gardera bien de se mettre au risque de perdre ses vaisseaux et ses hommes. (C’est pourquoi il n’est pas toujours à propos de 14 suivre les passions des personnes qui ne veulent | : régner que pour un temps ; il faut porter sa considération plus avant.” Toute la largeur de vues, tout le caractère | ferme et persévérant de Champlain se retrouvent 1 dans ces dernières lignes, qui pourraient être | |
… CLP
gravées sur le monument que l’on se propose d'élever à Ia mémoire dû fondateur de Québec.
Aññsi, c’ést en 1620 que Champlain fait comfnénéer, à Québec, un fort auquel il ne donne
pas eñcore de nom, maïs qu’il appellera bientôt
le fort Saint-Louis. Ce fort, qu’il désigne aussi soûs le nom dé “ demeure ”, fut établi “ sur la montagne,” c’est-à-dire à environ cent soixanteet-dix pieds au dessus du niveau du fléuve Saint-Laurent. La nouvelle “ maison ”, comme dit encore Champlain, ne plaisait pas à tous, mais le père de la Nouvelle-France voulait, avant tout, assurer l’avenir de la colonie, et il faisait ériger cette construction en vue d’hostilités qui ne devaient pas manquer de surgir.
À cause de difficultés survenues entre les membres de l’ancienne compagnie (de Rouen) et de la nouvelle compagnie (de Montmorency), Champlain jugea prudent, en 1621, de placer un officier, M. Du Maï, et quelques hommes dans le fort. “Je me délibérai, dit-il, de mettre le dit Du Mai en un petit fort jà commencé, avec mon beau-frère Bouilé ét huit hommes, et quatre de ceux des Pères Récollets, qu’ils me donnèrent, et quatre autres hommes de l’ancienne société, faisant porter quelques vivres, armes, poudre, plomb et autres choses nécessaires, au mieux qu’il me fut possible
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pour la défense de la place ; en cette. façon, = nous pouvions parler à cheval, faisant toujours
continuer le travail du fort, pour le mieux
mettre en défense.”
En 1622, Champlain fait poursuivre les travaux et insiste sur l’importance ‘ d'achever le fort commencé et y avoir de bonnes armes, et munitions et garnison suffisante.”
En 1623, il écrit ce qui suit : ‘ L’incommodité que l’on recevait à monter la montagne pour aller au Fort Saint-Louis me fit entrepreudre d’y faire faire un petit chemin pour y monter avec facilité,. ce qui fut fait le 29 de nevembre et sur la fin du: dit mois.” C’est la première mention du nom de ‘* Fort Saini- Louis ”’ qui soit faite dans l’histoire.
à Le 10 décembre 1623, Champlain fit ‘“ traîner : le bois pour le fort sur les neiges,” avec l’aide des Sauvages,
Le 18 avril 1624, il fit ‘ employer tout le bois qui avait été fait pour le fort, afin de le pouvoir mettre en défense ” autant que possible.
Le 20 avril 1624, un grand coup de vent ‘ enleva la couverture du bastiment du Fort Saint-Louis plus de trente pas par dessus le rempart, parce qu’elle (la couverture) était trop haulte élevée.”
Le 6 mai 1624, on commença les fondations