‹ Le fort et le château Saint-Louis (Québec) [microforme]Chapitre 14 sur 78 · DR · texte numérisé non relu

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-sur tous les esprits. Nous perdons beaucoup en lui pour notre particulier : c’est le meilleur ami que nous ayons eu depuis que nous sommes en ce pays.”

M. de Courcelles restait heureusement en Canada, ainsi que l’intendant Talon, sous qui, disait encore la Mère de l’Incarnation, ‘“ le pays s’est plus fait et les affmres ont fait plus de progrès qu’elles n’avaient fait depuis que les Français y habitent :.”

1—L’attention de Talon s’était portée à tout ce qui pouvait être avantageux pour le Canada. “ La culture du chanvre, dit l’abbé Ferland, était encouragée et réussissait à merveille. On employait l’ortie à faire des toiles fortes; des métiers établis dans chaque maison des villages, fournissaient du droguet, des étamines, des serges et du drap. Les cuirs du pays suflisaient à une grande partie de la population. Aussi, après avoir énuméré les progrès de l’agriculture et de l’industrie, l'alon annonçait à Colbert, avec une juste satisfaction, qu’il pouvait se vêtir, des pieds à la tête, avec les productions du Canada, et qu’en peu de temps, la colonie, si elle était bien administrée, ne tirerait de l’ancienne France que peu d'objets de première nécessité.” Talon s’exprimait ainsi dans une lettre datée du 2 novembre 1671: ‘ Les jeunes gens du Canada se : dénouent et se jettent dans les écoles pour les sciences, dans les arts, les métiers, et surtout dans la marine, de sorte que, si cette inclination se nourrit un peu, il y a lieu d’espérer que ce pays deviendra une pépi-

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