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avance et que l’impartialité nous fait un devoir de signaler. La seule accusation que nous ayons trouvée contre elle porte sur un fait qui ne pouvait en rien contribuer au malheur du marquis ; bien au contraire. La voici, telle qw’elle est formulée par l’auteur d’un mémoire anonyme sur les événements du Canada, adressé, de ce pays, au Roi, le 30 octobre 1688, —mémoire qui, du reste, n’est tout entier qu’un réquisitoire violent contre le marquis de Denonville :
‘“ Je ne veux pas tout dire ; mais j’ajouterai ‘ seulement un article sur lequel vous trouve- “ riez peut-être étrange que je ne vous dise rien, savoir si Monsieur le Gouverneur fait ‘ quelque commerce. Je vous dirai que non ; ‘ mais que Madame ia Gouvernante, qui est ‘ d'humeur à ne pas négliger l’occasion du ‘ profit, a fait, jusqu’à la fin de hiver dernier, ‘ tenir dans le Château de Québec une chambre, ‘“ pour ne pas dire une boutique, pleine de ‘ marchandises, et trouvé moyen, après cela, ‘* de faire une loterie pour se défaire du rebut ‘ qui lui était resté, et qui lui a plus produit ‘“ que sa bonne marchandise. ” (Archives des colonies.)
‘ Quoi qu'il en soit de ces accusations, il est certain que si madame de Denonville paya son
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tribut à limperfection humaine, elle sut racheter ses défauts par des qualités estimables, et même les réparer par des actes méritoires h de religion !, | ï ‘ Elle décéda en son château de Denonville, Un le 18 mai 1710, à l’âge de soixante-quatre ans, É après avoir reçu les sacrements de Pénitence et | L' d’'Extrême-Onction, et, le lendemain, elle fut | inhumée dans le caveau de la chapelle seigneu-
riale jointe à l’église.
| ‘“ Le marquis de Denonville, J'acques-René . de Brisay, la suivit de près dans la tombe, à Ë l’âge de soixante-douze ans, et fut inhumé près d’elle, le 24 septembre 1710.” (Registres
paroissiau x.)
Revenons au fort Saint-Louis. L'année même il È
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4 de son arrivée à Québec, en 1685, M. de Denon- 4 ville fit construire, en dehors de l’enceinte du d. fort, à peu de distance de la rue des Carrières, le
1—A près l’incendie du monastère des Ursulines de ii Québec, le 20 octobre 1686, madame de Denonville F voulut bien prendre Ia peine de faire une quête par la ii ville pour les dévouées religieuses si cruellement éprouvées, “ allant elle-même de porte en porte, dit ‘ l’annaliste des Ursulines, et se faisant un plaisir de ‘nous apporter journellement les offrandes qu’elle ‘avait ainsi recueillies.’ Le gouverneur et sa femme avaient d’abord fait eux-mêmes une première offrande de mille livres.
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magasin des poudres ” que l’on a démoli au
printemps de 1892, c’est-à-dire deux cent sept L ans plus tard. Dans une lettre datée du 22 1 août 1685, M. de Denonviile déclare lui-même
qu’il fait construire ce magasin sans autorisa-
tion, à cause de lurgence et du grand danger
qu'il y avait de garder de la poudre dans Île
; mal nommé Château Saint-Louis, disait-il, cons-
; truit en bois !, tombant en ruines et exposé à
être détruit par le feu d’un instant à l’autre.
Le magasin des poudres fut divisé en deux parties : l’une pour y mettre la poudre de la garnison du fort, l’autre pour y mettre la poudre appartenant aux habitants. Cette division existait encore au moment de la démolition du vieux bâtiment, en 1892.
Voici le texte même de la lettre écrite par M. de Denonville, le 20 août 1685, au sujet de cette construction :
‘ Toutes nos poudres sont dans une maison toute seule au delà de celle de M. de Meulle, dans le milieu d’un champ, à la mercy du
i premier garnement qui y voudrs mettre le feu. Il y en a une petite partie dans ce Château mal