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1—-La charpente, les planchers, les portes et les Ë châssis du premier château étaient en bois ; le reste É était en maçonnerie. Les murs extérieurs étaient peut- ‘ à être lambrissés en bois.
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nommé, où le feu peut y prendre très aisément. Je ne comprans pas comme on à pu aïncy demeurer tranquil en cet estat,
“ J’ay ordonné une garde à cette maison où il faut que nous y metions encor les poudres que vous avés donné cette année, avec celles que nous avons et celles des Bourgeoïs qui ne pourroient demeurer dans leurs maisons sans un péri] manifeste.
‘ Je vous demande pardon, Monseigneur, de ce que je fais faire un magasin suivant le modèle que je vous envoye avant que de vous en avoir écrit et d’avoir recu vostre consentement ; ce qui ne m’arrivera jamais à moins d’uu péril aussy manifeste que celuy là. Il ne coustera au Roy pas beaucoup au delà de douze cents écus. M. l’Intendant en a fait faire le marché au rabais, suivant le devis que Villeneufve, l'ingénieur que vous m’avez donné, en a fait; on tiendra la main à ce que la massonnerie soit bonne. Je croy que vous approuverez sa situation, que couvre en cet endroit le fort qui ne vaut rien du tout. Je l’aurais fait metre volontiers dans le fort pour éparguer l'argent du Roy si il y avait eu de la place suffisamment.
“ Vous voirés, Monseigneur, que je fais une séparation afin que les bourgsois puicent y
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mettre leurs poudres sans avoir aucune communication avec celles du Roy.
‘ En l’état où sont nos poudres, comme on (en) a peu, elles demeures dans 13 château en l’état où il est. Il y a cinq ans et plus qu'iln’a fermé ; il y a des portes qui ne se ferment pas, et plus pesantes que les gons et murailles ne les peuvent porter. Il n’y a pas une guéritte ny un lieu d’où on puisse tirer. Nostre magasin . pas achevé, il y a encore un endroit où avec un bouchon de paille on peut mettre le feu au corps de logis. Il y faudra une muraille et condamner la petite porte. Je feray faire un petit devis de ce qui sera nécessaire et vous l’envoyerai par le dernier vaisseau.
‘ On a fait beaucoup de dépense au logement qui fait peur par les alarmes que l’on doit avoir du feu qui s’y peut metre aisément, ce bastiment étant tout de bois qui est comme des allumettes. Je vairay ce qu’il y faudroïit d’ardoise et vous rendray compte de la dépence qu’il faudroit pour en couvrir la maison.”
Lorsque, en 1693, le comte de Frontenac fit réédifier et agrandir le fort Saint-Louis, les nouveaux murs d'enceinte furent construits au delà du ‘ magasin des poudres,” qui se trouva ainsi renfermé à l’intérieur du fort. Cela ressort de l’extrait suivant d’une lettre adressée 1 ar
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PLAN DE MURAILLES (#01 exécuté) DRESSÉ PAR L'INGÉNIEUR VILLENEUVE EN 1685,
A. Le chiteau.—B Murailles proj tées — C. Magasin des
p udres (1636).—D, Ancienne prison probable —H, Prison.— F. Corps de garde,
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Frontenac et Champigny (le gouverneur et l’intendant) au ministre, le 4 novembre 1693 : ‘“ Pour l’enceinte du fort, elle avait été commencée, ..,dès l’automne dernier, ayant jugé que c'était l’endroit où l’on devait plutôt employer les fonds ordinaires destinés pour les fortifications, non seulement pour méltre en sûrelé le magasin des poudres, qui était en dehors de la dite enceinte et fort exposé, maïs encore parce que toutes les murailles tombaient en ruine. .. .”
Quelques semaines seulement avant de mourir, le 10 octobre 1698, Fronteuac écrivit au ministre :
‘“ Le sieur Le Vasseur de Néré, ingénieur, me mande qu’il vous à présenté un plan des ouvrages qu’il juge très nécessaire de faire à Québec, et dont il y en a qui sont d’une indispeusable nécessité, comme celui de la construction d’un magasin aux poudres dans un autre endroit que celui où il est, et de l’achèvement d’un puits dans la grande place de la hauteville, à cause des inconvénients qui peuvent arriver par le feu, et la difficulté d’y trouver de l'eau pour l’éteindre. Mais nous attendrons sur cela le dit Sieur LeVasseur et les ordres que vous jugerez à propos de lui donner sur tous les ouvrages qu’il vous aura proposés.”
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Une poudrière fut construite sur lesommet ï du cap Diamant, mais pas avant l’année 1727.
Elle remplaça le ‘ magasin des poudres ” construit par M. de Denonville en 1685, et démoli en 1892 en même temps que le châtean Haldimand, moins vieux d’un siècle, qui lui était contigu.
Terminons ce chapitre en transcrivant le récit naïf et charmant d’une visite faite au château Saint-Louis par des religieuses ordinairement cloîtrées, des Ursulines, après l’incendie qui détruisit une deuxième fois leur l monastère, au mois d'octobre 1686. Nous 1l laissons la parole à l’annaliste ursuline de { | l’époque : il 4 ‘ Pendant notre séjour chez les charitables LA Mères Hospitalières, nous assistions à toutes 1h leurs observances, disant l'office avec elles, les il accompagnant à l’oraison, à la messe, au réfec- k toire et à la récréation ; nous allions aussi servir les pauvres ; le reste du jour nous nous tenions j en notre département. Notre Mère sortait tous k les jours pour aller, avec une compagne, visiter nos chères sœurs dans la petite maison de madame de la Peltrie, et pour hâter le rétablissement du Monastère.
“ Nos supérieurs ayant jugé qu’il était de convenance que uotre Mère, accompagnée de