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E. Charles Huault de Montmagny {[Ononthio].—Les com- 4 mencements de la nation canadienne.—Le troi- | sième fort Saint-Louis [1636].—Ursulines et Hos- Er. pitalières.—Le premier château Saint-Loüis [1647] | # —Louis d’Aïlleboust.—Barbe de Boulogne.—Les # Jroquois au fort:—Accident.—Arrivée du vicomte d’'Argenson.—Prisonniers en fuite.
HARLES HUAULT de Montmagny, che- . valier de Malte et successeur de Champlain, ést une des figures sympathiques de notre
histoire. C’est sous son gouvernement que se fonda définitivement la nation canadienne par l’arrivée de fécondes et morales familles venues de ia Saintonge, de l’Annis, du Poitou,
de la Bretagne, maïs surtout du Perche et de la Normandie 1,
1-—-Voyez les opinions du P. Leclercq, récollet, da: P. Charlevoix, jésuite, et de Pierre Boucher de Bou-
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Montmagny, que les Sauvages appelaient Ononthio (Mons Magnus, Grande Montagne), fit tracer les rues de Québec et reconstruire en pierre le fort Saint-Louis, édifié primitivement de ‘* fascines, terres, gazons et bois.” Dès 1636, il g’occupa de cette reconstruction et mit ies ouvriers à l’œuvre. Dix ans plus tard, les tailleurs de pierres et les corroyeurs avaient tant à faire à Québec, que, dans un contrat “ faict et passé au fort Saint-Louis de Québec l’an 1646, le 17e jour d’octobre après midy,” entre Jean Bourdon, ingénieur et arpenteur, représentant “ Messieurs les habitans de la Nouvelle-France,” et Louis Robineau dit Breton, Toussaint Tireau dit Lagrange, tailleurs de pierre, et Denis Chenillart dit Argencourt, corroyeur, pour faire “revestir de murailles un bastion qui est au bas de l’allée Montcalvaire !, dépendant. du fort Saint-Louis de Quéhecqa ”...., il est dit que les ouvriers ne pourront ‘ entreprendre aucun (autre) ouvrage sans la volonté et consentement du dict sieur Bourdon, sy ce n’est toutesfois
. après le bastion faict,”? 2.
cherville, sur la pureté de mœurs des premières familles canadiennes,—opinions consignées au deuxième volume du Cours d'Histoire du Canada de l’abbé Ferland, livre IV, chapitre I.