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du Canada, ” étaient passés ;—non pas que la valeur et l’héroïsme dussent cesser de se pro-
duire, mais parce que ces vertus suréminentes
ne devaient plus être les vertus de tous et les vertus de chaque jour.
La liste des familles qui dquittèrent le ‘ royaume des lys ” pour venir s'établir dans la Nouvelle-France durant la première moitié du dix-septième siècle, forme le livre d’or de la nation canadienne. Ce sont ces familles surtout qui ont été à la peine ; il est juste qu’on le reconnaisse et qu’elles soient à l’honneur.
Québec, qui venait de recevoir le nom de ‘“ ville, ” présentait, en 1665, un aspect des plus pittoresques : ‘ ses édifices religieux en assez grand nombre et de belles dimensions ; le château Saint-Louis assis comme par enchantement au dessus du port ; les soixante-et-dix maisons pierrotées des Français, groupées de distance en distance sur le haut du vieux rocher : tout était de nature à prévenir favorablernent l’étranger. Ajoutons à cela les arbres séculaires qui ombrageaient en tout lieu les
habitations des Français, et le wigwam solitaire
qui, perché ça et là, mêlait ses grâces sauvages à la variété du tableau.”
La population franco-canadienne ‘“ reçut une vitalité toute nouvelle par l’arrivée de ce fameux