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DOMINATION FRANÇAISE 29 de cinq ou six cents hommes de troupes régulières, précédés de Ia musique guerrière, défilant sous leurs drapeaux et manœuvrant avec un ensemble dont on n'avait pas l’idée au Canada.... La plupart des officiers appartenaient À la noblesse, et beaucoup d’entre eux se fixèrent dans le pays, au milieu de leurs anciens compagnons d'armes, lorsqu'une partie du régiment y fut licenciée....
‘ Mais ce fut surtout parmi les Sauvages que se manifesta l’admiration, à la vue d’nne magnificence qu’ils n'avaient jamais rèvée dans leurs songes les plus brillants. Le camp des Hurons était encore dans Québec, placé sous la protection et à l’ombre du fort Saint-Louis ;
cesssnsenss sms SOUS le régime de la communauté de biens, suivant la Coutume de Paris.
“ En contemplation duquel futur mariage, et pour reconnaissance des services du dit futur époux, le dit seigneur de Tracy à donné au dit futur époux la somme de huit cents livres en louis, pistoles d’or et autres MONNAÏES. se. 00
“ Fait et passé au dit. Québec, en l'hôtel du dit seigneur de Tracy, après midi, le dizième jour de janvier mil six cent soixante-sept, en la présence des personnes ci-dessus mentionnées, qui ont signé, de ce interpellées suivant l’ordonnance.”’
Le mariage fuc célébré le lendemain, 11 janvier 1667, par Messire Morin, parent de l’épousée, le premier des. prêtres canadiens dans l’ordre chronologique.
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aussi furent-ils les premiers à porter leurs présents et leurs paroles au Grand Ononthio....
‘ Bientôt après, plusieurs navires arrivèrent de France ; un des premiers passagers qui parut à Québec fut le procureur-général Bourdon ; il avait sous ses soins quelques filles choisies par les ordres de la reine. ... Vers la mi-août, deux navires entrèrent dans la rade de Québec, chargés chacun de quatre compagnies de Carignan-Salières. Avec ces troupes étaient M. de Salières, colonel du régiment, et M. DuBois, aumônier ; en septembre, trois navires apportèrent huit autres compagnies, M. de Courcelles, nommé gouverneur du pays, et M. Talon, intendant pour le roi; enfin, le deux octobre, arriva de Normandie un novire portant cent trente hommes de travail, tous eu bonne santé, quatre-vingt-deux filles, dont cinquante venaïent d’une maison de tharité de Paris, où elles avaient été très bien instruites, et une excellente cargaison pour la campagne et les communautés.
‘ Le nombre des personnes venues de France pendant cette année, était presque aussi considérable que toute la population française déjà résidante au Canada. Soldats, marchands, colons, tous comptés, formaient plus de deux mille Âmes ; et les vingt-quatre compagnies de
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Carignan, renfermant en moyenne un peu plus de cinquante hommes chacune, donnaient en fi tout douze à treize cents soldats ” 1.
Le lieutenant-général, le gouverneur et Pintendant. étaient, au témoignage de la Mère Juchereau de Saint-Ignace, doués de toutes les il qualités que l’on pût souhaiter. “ Ils avaient tous trois une taille avantageuse et un air de bonté qui leur attirait le respect et l’amitié des peuples ; ils joignaient à cet extérieur prévenant | beaucoup d’esprit, de Couceur et de prudence, | Le. et s’accordaient parfaitement pour donner une | | haute idée de la puissance et de la majesté royales ; ils cherchèrent tous les "“aoyens à : | former ce pays et y travaillèrent avec une ki grande application : cette colonie, sous leur k 1 sage conduite, prit des accroissements mer- 4 veilleux. ” Ï
Les jeunes filles envoyées de France en 1665 4 | avaient été bien choisies, de même que celles à P qui furent envoyées les années suivantes ; un Eee certain nombre de ces dernières, au témoi- 4 gnage de Talon, étaient de quelque naissance ?. ‘ee Les temps de privations, d’angoisses, de luttes 4 incessantes et de souffrances inouïes, connus | dans l’histoire sous le nom de ‘ temps héroïques
1—Cours d'Histoire du Canada. l 2—Archives de Paris. :