LES
le cortege contourna
le temple de Saturne et
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s'engagea dans le clivus Capitolinus. À ce moment, le principal chef des vaincus, Simon fils de Gioras, fut emmené hors du cortège, battu de verges et étranglé. Au Capitole, on ne commença pas les sacrifices d'actions de grâces avant d'avoir, par les cris de joie
de la foule, appris la mort de Simon.
L'arc de Titus. — L'arc de Titus est composé d'une ossature de travertin revêtue de marbre pentélique. L'inscription est très simple et très concise : « Le sénat et le peuple romain au divin Titus, fils du divin Vespasien, Vespasien Auguste. » L'épithete divin nous apprend que l'arc n'a été achevé qu'après la mort de Titus. Les colonnes sont d'ordre composite, le plus ancien exemple qu'on en connaisse. Un bas-relief, conservé au musée de Latran, nous représente l'arc de Titus (p. 12) avec, au-dessous du cintre, un fronton triangulaire qui manque dans la restauration de Valadier d'ailleurs antérieure à la découverte du bas-relief.
Au sommet de la voûte, à l'intérieur, Titus monte au ciel emporté sur un aigle. Partout ailleurs la voûte est garnie de caissons rectangulaires bordés de rubans, d'oves et ornée d'un fleuron central. Les quatre montants intérieurs de l'arc et l'encadrement de la voûte sont garnis de rinceaux vigoureusement enlevés. L'exécution de cette riche décoration accuse bien une époque où les traditions de l'art n'étaient pas encore perdues, maïs la profusion des ornements annonce que déjà la décadence est proche.
L'intérêt principal de ce monument consiste dans les beaux bas-reliefs sculptés sur les parois intérieures où figure la pompe triomphale. Le commencement du défilé sculpté sur l'architrave de l'arc, du côté qui regarde le Colisée, est en parue conservé : on y voit des taureaux conduits par les victimaires armés de leurs haches. le Heuve Jourdain porté sous les traits d'un vieillard appuyé sur son urne, des sénateurs,
des soldats.
L'un des deux bas-reliefs, représentant un groupe considérable du cortège triomphal, donne une très vive sensation de la réalité. L'art grec a bien pris droit de cité à Rome, mais il est passé par Alexandrie où il s'est assoupli: il a, par des reliefs décroissant, su >artager avec la peinture le don de représenter le fond devant lequel se passe la scène, les personnages plus rapprochés du dernier plan que du premier; on a bien l'impression d'un cortège à plusieurs rangs qui défile et de sa profondeur. Au moment où commence a scène, la pompe triomphale s'engage sous un arc surmonté, comme tous les arcs,
de groupes en bronze : c'est l'arc de Fabius, d'Auguste ou de libère. La partie que
nous avons vue se dérouler sur la frise est déjà passée; ce qui suit a surtout intéressé
es Romains car c'est le groupe qui porte les dépouilles du temple de Jérusalem : la
able des pains de proposition, les trompettes d'argent, le chandelier à sept branches
Des personnages couronnés de laurier, aux cheveux longs et flottants comme des
femmes, tiennent au bout de hampes, sur des /ituli, les noms des villes conquises ; peut-être les porteurs sont-ils la personnification de ces villes.
Sur le bas-relief qui fait vis-à-vis, nous voyons la fin du cortège. Titus couronné par la Victoire se tient debout dans un quadrige dont la déesse Rome dirige les chevaux; des licteurs, des sénateurs couronnés de laurier lui font cortège; en tête du groupe qui environne le char, marche un personnage
nu, probablement
une divinité.