X. Jene sais rien; je devhie.Cela arrive toujours ainsi dans
66 monde à reboun : on poanut an résultat, on arrive à un antre.
L'avocat. Allons! te voilà encore dans tes rêveries.
X. Hein! la belle science que ta prétendue science da Droit!... Et comme Thonneur, la liberté, la fortune, la vie d'un homme tiennent à peu de chose avec elle !
L'avocat. C'est vrai. Mais aussi je crois, en vérité, que les juges s'imaginent que le Droit a été fait tout eiprès pour étoufTer la Raison.
X. M'est avis que tu insultes la Magistrature. Gare à l'interdiction!... Ah! ces diables de juges!... ah! ils s'imaginent cela ! . . .Tiens, tiens ! ils ne sont pas déjà si maladroits ! . . Mais je vois ce que c'est : on aura invoqué contre ton client quelque grrrand principe d'ardre^ comme la règle /« pater estf ou d'autres maximes tout aussi sensées.
L'avocat. Du tout, du tout! Voici l'affaire.. •
X. Aurais-tu mal plaidé, par hasard ? Il suffit souvent d'un mauvais plaidoyer pour faire condamner un innocent.
L'avocat. J'ai très bien plaidé; mais mon adversaire est venu avec un tas de subtilités... Yoici l'affaire...
X. Tu te plains des subtilités?... Eh! n'est-ce pas à cela que l'on reconnaît une science fausse? Yive l'Algèbre, morbleu ! il n'y a point de subtilité capable de changer la valeur d'un binôme.
L'avocat. Où diable vas-tu chercher tes comparaisons et tes binômes? Il s'agit bien de cela... Yoici mon affaire...
X. C'est juste ! je te parle d'une Science positive, tandis que tu me parles de Jurisprudence... c'est bien différent !
Ji'Avoc A^T. Je crois que tu es fou. .
'Êm