‹ Le fou du Palais-RoyalChapitre 29 sur 127 · X.Nonf · texte numérisé non relu

X.Nonf

— Si fait I je vous soutiens que je suis paresseux et .co« 1ère, et je vous demande si l'essor continu de la colère et de la paresse me rendra plus heureux en Harmonie que je ne le suis aujourd'hui ?

X. Ce n'est pas sansintention que je me suis servi tout à l'heure des mots d(m%e passions radicales. Si vous eussiez étudié l'homme et ses passions, vous sauriez que la colère, la paresse, Tivrognerie , etc., ne sont point des passions, mais des effets subversifs de passions nativement bonnes. Yous voyez bien, monsieur, qu'il faudrait commencer par l'étude des passions pour distinguer leurs effets , dans un milieu £biux , des caractères qu'elles affecteraient dans un milieu vrai. Croyez-moi, ne vous attachez pas à ces pointslà. C'est comme si, ne connaissant rien en géométrie, vous vouliez comprendre tout d'un coup le carré de l'hypothé-

nuse ; il faudrait d'abord vous faire passer par une foule de problèmes préliminaires. Comme je vous le disais tantôt » pour expliquer tout cela, il faut avoir la clef des passions ; le tout est d'avoir la clef.

Un PEiifTRB. Adieu, X; adieu, messieurs...* X. non, je suis à toi.

Lb peintrb. Je t'assure que je n^ài pas le temps , et cependant j'aurais besoin de te dire deux mots.

X, Attends» quelle heure est-il ? diable ! voilà trois heures que je suis ici. C'est trop pour une séance ; aussi je me sens fatigué. Adieu, messieurs; votre serviteur, madame; et croyez-tnoi, ne comptez point sur la sincérité des hommes, tant que tes hommes auront intérêt à dissimuler.

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