X. Hum
Le républicain. En doutes-tu?
X. Non! mais l'amour du bien public est la profession de foi de tous les partis, mon cher ; j'ajoute même qu'il existe dans tous les partis. En tout cas, tu conviens donc que ce que vous entendez par République n'est pas la Destinée définitive de l'Humanité?
Le républicain. C'est un échelon solide qui notis met tra en mesure de la hisser jusqu'^à vous.
X. Ainsi, la République n'est pas et ne peut pas être on But ; seulement tu crois que c'est un Moyen.
Le REPUBLICAIN. Eh I pour atteindre au but, il faut bien nettoyer la route qui y conduit ; il £aut enlever la boue, jeter de côté les ordures ; il faut abattre les Gouvernements monarchiques.
X. J'entends... il faut détruite, il faut bouleverser, renverser; il faut faire des ruines... Beau procédé, excellent système pour établir l'Harmonie!... Vraiment il n'y a de chances dans ce monde-ci que pour les choses contradictoire!?! Par ' exemple, le Gouvernement prohibe les armes de guerre, et il force en même temps tous les citoyens à être gardes nationaux, c'est-à-dire à recevoir des armes de guerre (duplicité, ou plutôt stupidité théorique et pratique). Et vous, les Républicains, qui criez contre le Gouvernement, qui voulez le renverser, vous, les ennemis-nés de l'ordonnance qui défend les armes de guerre, vous refuser d'accepter celle»
Que le Gouvernement vous donne de force (auti^e contf adic« tion dix fois plus monstrueuse). Contradiction ! toujours contradiction !.. Tiens, tu n'es pas même phalanstérien d'avenir, comme tu t'en flattes... Et vous, Messieurs?
Le puritain. Moi, monsieur, je me garderais bien de quitter l'Arche sainte pour le culte du Yeau d'or ! . . .