‹ Le fou du Palais-RoyalChapitre 79 sur 127 · X. Laissez-moi croire, madame, que, si vous étiez certain · texte numérisé non relu

X. Laissez-moi croire, madame, que, si vous étiez certain

que votre fils fftt mieux élevé ailleurs que chez vqus, et par d'autres que vous, vous trouveriez la force de vous séparer de lui; car c'est pour lui, sans doute, que vous l'aimez, et non pour vous... Mais, madame, on ne demande pas même que vous le perdiez de vue; permis à vous de le voir à tout instant de la journée, et même de l'emmener dans votre chamlwe, si cela vous convient. Mais vous vous garderiez bien de le faire, si vous voyiez que cela nuisit au bien-être d^ l'enfant. Au Phalanstère, tous les établissements, tous les logements, bien que séparés , ont l'avantage de communiquer entre eux par la Rue-galerie, principale artère qui circule dans tout l'édifice, et va porter ie mouvement et la vie du centre aux extrémités, comme les artères du corps humain. Quoique étant dans les Séristères, votre enfant est doDc par le fait chez vous, et cependant vous évitez les désagréments, les inconvénients de l'éducation à domicile.

La hèbe . Et si j*ai du goût pour les travaux d'éducation?

X. Alors vous ferez l'éducation de votre enfant en même temps que celle des autres, si toutefois cela vous convient; mais, dans tous les cas, vous n'éprouverez ni les tourments ni les inquiétudes de If maternité.

La mère. Ce serait un très beau résultat; mais, pour l'apprécier, il faudrait que je connusse la disposition de vos Phalanstères.

X. Mon Dieu! madame, si je ne craignais de passer à vos yeux pour un pédant, je vous offrirais de vous en donner un aperçu.

La mère. Comment donc, monsieur ! mais au contraire. Un établissement où les enfants seraient, dites- vous, si heureux, si bien élevés! Je voudrais en avoir une idée... D'ailleurs, le peu que m'en a dit mon mari m'a donné le désir d'en connaître davantage. Je sais que vous voulez rendre le travail attrayant, et que depuis le vieillard , jusqu'à l'en-

fant, vous préteodez rendre tout le monde heureux. Dieu veuille que cela soit possible!... Mon pauvre petit! ajouta» t-elle en embrassant avec effusion son enfant, d<mt cette étreinte fit redoubler les cris. — Tenez, Joséphine, dit-elle à la nourrice, emportez-le, et tâchez de l'endormir.,* voici à peu près Theure... Je vous écoute, monsieur.

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