‹ Le four electriqueChapitre 32 sur 47 · THÉORIE · texte numérisé non relu

THÉORIE

Fer 79,20 81,10 82,12 81,43 80,00

Silicium 20,95 19,04 18,02 18,59 20,00

B. — Siliciure de chrome.

1° Lorsque dans une nacelle brasquée au silicium, on place des fragments de fonte de chrome à 2 o/o de carbone*^ métal beaucoup plus infusible que' le fer, on peut, en chauffant à la température de 1200° dans un courant d'hydrog-ène, produire la fusion du chrome sous forme de siliciure de chrome. Ici encore.

grâce à sa tension de vapeur à l'état solide, le silicium a passé dans le chrome, et en a produit la fusion.

Pour réussir cette expérience il est important de monter son fourneau à réverbère avec soin et d'en aug-menter le tirag-e par un tuyau de lo à 12 mètres. Dans quelques-unes de ces expériences, le tube de porcelaine s'est aplati et les deux parois se sont soudées l'une à l'autre.

2" On a chauffé au four électrique, dans un creuset de charbon, du chrome non carburé avec i5 0/0 de son poids de silicium. En employant un courant de ()Oo ampères et 5o volts, la chauffe doit durer 9 minutes.

On obtient ainsi un culot à cassures cristallines, renfermant le siliciure noyé dans un excès de métal.

3** On chauffe au four électrique un mélange de silice : ()0 parties ; scsquioxyde de chrome 200, charbon de sucre 70. Durée de la chauffe 10 minutes. Intensité du courant : q.^o ampères et 70 volts. On obtient ainsi un culot très bien fondu, cassant et nettement cristallin. Quelques g-éodes qui se trouvent à l'intérieur du métal, sont tapissées d'aigfuilles de siliciure de chrome.

Les culots métalliques g-rossièrement pulvérisés, sont traités par l'acide fluorhydrique concentré et froid. Après quelques instants, une attaque assez vive se produit ; on modère l'action de l'acide en ajoutant un peu d'eau, pour éviter toute élévation de température qui déterminerait l'attaque du siliciure. On lave à l'eau, et l'on reprend par l'acide fluorhydrique concentré et froid jusqu'au moment où toute attaque a cessé. On obtient finalement le siliciure SiCr* en petits prismes isolés ou soudés les uns aux autres.

Ce siliciure est souvent souillé d'une petite quantité de siliciure de carbone Cristallisé, dont nous n'avons pu le séparer et dont on doit tenir compte dans l'analyse.

Ses propriétés chimiques rappellent assez celles du siliciure

SILICIURES 349

de fer. Il se conduit de même vis-à-vis des acides. Le chlore l'attaque au roug-e avec incandescence. L'acide chlorhydrique gazeux le transforme vers 700° en chlorure de silicium et chlorure de chrome. Le nitrate de potasse en fusion donne rapidement un chromate et un silicate, enfin la potasse fondue l'attaque avec lenteur. Nous ajouterons que le sihciure de chrome raye le quartz et le corindon avec la plus grande facilité. La plupart des siliciures possèdent d'ailleurs une dureté beaucoup plus g-rande que les carbures correspondants. On trouvera parmi ces composés des corps plus durs que le siliciure de carbone.

A7ialyse. — L'analyse du siliciure de chrome nous a présenté certaines difficultés. L'attaque se faisait par un mélange de carbonate de potassium 2 parties, et d'azotate de potassium 8 parties. Le tout était repris par l'acide chlorliydrique. La séparation de la silice que l'on rend insoluble dans les acides, au bain de sable, par deux traitements successifs, est toujours délicate. La présence du siliciure de carbone que l'on sépare par une attaque spéciale aux acides et l'existence dans quelques échantillons d'un carbo-siliciure de chrome viennent encore compliquer l'analyse.

Nous avons obtenu les chiffres suivants :

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