UNE BAVETTE
Vous me demandez, mes enfants, quelle coiffure nous mettrons à notre poupon; le plus simple c'est de ne
pas lui en mettre du tout. Cependant si les nuits sont fraîches et si l'enfant a peu de cheveux on peut lui mettre un léger bonnet de mousseline durant la nuit.
Lorsque l'enfant est bien habillé nous l'introduisons dans le porte-bébé. Quelques-unes d'entre nous en ont
déjà vu sans doute : c'est un long rectangle de 1 m. '26 sur 0 m. 57. Une de ses extrémités est arrondie et la partie arrondie est doublée sur une longueur de 0 m. 54. C'est dans cette doublure qu'on introduit un i)etit coussin de ci-in blanc également arrondi sur lequel reposera la tête de l'enfant, sur la première moitié (kl rectangle qui reste sont distribués quatre rubans en face les uns des auti-es deux à deux.
L'onfaiit bien emmailloté, on le pose sur le porte-bébé la tête appuyée sur le coussin, on rabat la longueur de j)iqué qui dépasse sur ses petites jambes et on attache les liens qui peuvent être en fil, en coton, en soie, peu importe. Ce qui importe, c'est de se rendre bien compte des services que peut rendre le porte-bébé; dans l'est de la France et même à Paris on l'emploie beaucoup; le jour il est souvent garni d'élégantes broderies, la nuit il est très simi)le, |mais l'enfant n'est placé dans son
PORTE-BEBE.
berceau qivaprès avoir été posé dans son porte- J3éJ3é.
Lorsque Tenfant naît, tous ses os sont très mous, très cartilagineux, il peut à peine soulever sa petite tête; robliger à ce moment-là à se tenir droit sur le bras qui le porte c'est lui demander un effort exagéré, nous avons vu et nous verrons souvent encore que la nature ne procède jamais par bonds, elle va doucement; notre habileté et notre devoir consistent à l'imiter. Plaçons