ACTE TROiSlDIE
BIROX, très vite, presque joyeusement.
Vous?... (Courtin baisse la tète,) A la bonne heure I... Ta, je comprends.
COURTLN, presque suppliant.
Vous êtes mon meilleur ami...
BIRO>', avec réticence.
Je comprends... Je comprends... Combien faut-il?
COLRTLX, hésitant.
Exactement... je ne peux pas vous dire... Trois cent mille francs... (Très vite.) A peu près...
BmoN Fichtre!...
COURTIX
Kt je viens, franchement... tout bonnement...
BIR0>', l'arrêtant.
Eh ! la somme est forte...
Pas pour vous...
BIRON
Non... je ne peux pas... D'ailleurs... je vais vous dire... Je vous demande le secret... Je suis un peu
COrRTLX, amer.
Oh ! je pourrais le répéter... sans inconvénient pour vous... On ne me croirait pas...
BIRO.X
Comment avez-vois pu faire une brèche pareille?.. Vous entreteniez donc des archiduchesses?... Trois cent
ir,0 LE FOYER.
mille francs !... ;Si> rcloumanl vers O.urlin.) VoU5 ctOS donc
bien riche?
COUr-TlX, ?o contenant.
Mon cher... cette phiisanterie...
BIRO.N
Je veux dire qu'une somme pareille, on ne )a prête qu'à un homme excessivement riche... et...
COURTIX, interrompant.
... qui n'en ait pas besoin?
BIP.O>-
Mais naturellement... on ne prête jamais d'argent à ceux qui en ont véritablement besoin.
COUR TIN
Voilà les raisons que vous trouvez... pour refuser d'aider un ami?...
BIKON
Je ne dis pas...
COIRTIX
Réfléchissez..! A la suite de ces plaintes...
BIRON
Puisqu'il n'y en a pas...
COIRTIN
Comprenez donc que l'instructio')...
BIRON
Puisqu'il n"y en aura pas...
COIRTIN
Aujourd'hui peut-être... mais demain?... Vous n'allez pas, pour une misère...