ACTE PREMIER
THÉRÈSE
Oh!
BIROZa, levant un doigt.
Du vice... du vice...
TiiÉr.ÈSK
Vous êtes insupportable I . . .
COURTI.N
Ma ciière amie, la plaisanterie de Biron est cruelle... mais assez heureuse...
BIRON, se carrant.
Vous voyez...
COURTI.N
Sans doute. Au début, quand nous allions chercher nos pupilles à la porte des ateliers, des magasins, nous n'élions pas seuls à les attendre... Les temps difficiles sont passés... Nous avons à présent nos ateliers à nous, et plus de pensionnaires que nous n'en pouvons héberger... (S'approchant de Biron.; C'est plutôt l'argent qui manque...
BIRON, s'éloignant.
C'est toujours ce qui manque...
COLRTIN
Heureusement, ces dam.es, la baronne en tète, on{ su imposer nos produits aux grands magasins... à tous leurs fournisseurs...
Un domestique entre, emporte les liqueurs, le café, et sort. d'àUBKRVAL, à Thérèse.
Très malin... Décidément, fanfaronne de l'indiiïérence...
THÉRÈSE
Vous tombez mal... c'est encore une idée du baron...
COCRTLN
Vous nous avez beaucoup aidés... Il faut dire que nos enfants travaillent à merveille... La mode des paillettes, des dentelles, surtout, a été un bonheur pour les chères petites... Depuis qu'on porte tant de cols en broderie, nous ne suffisons pas aux commandes...
d'auberval
Gare à leurs yeux!
COLUÏLN
On a de bons yeux à quinze ans...
d'auberval On les use...
THÉRÈSE
Pauvres petites î
COORTl.N
Mais, n'est-il pas charmant, cet échange de bons procédés entre les pauvres enfants et leurs bienfaitrices?... Vous les secourez et elles vous parent...
THÉRÈSE
L'échange n'est guère équitable...
BinON
Comme tous les échanges... Dans un échange, il y a toujours quelqu'un qui est roulé...
Il rit.
THÉRÈSE
Oh! Biron!