‹ Le foyer; les amantsChapitre 168 sur 201 · MADEMOISELLE BARA>'DON · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE BARA>'DON

Oui... avec M""*^ Antoinette, que j'ai prévenue aussitôt...

MADEMOISELLE RAMBERT

Bon !... Rien ne presse tant, alors?

COURTIN, paraissant à la porte de droite.

Ah!... Eh bien?

MADEMOISELLE RAMBERT

La petite est sous clef, gardée par fe concierge... i\ous avons un instant... (Plus bas.) H faut bien savoir ce

qu'on va faire... (Apercevant les petites qui balayent.^ Faites-

moi le plaisir d'aller balayer dans le préau, et un peu vite.

Les petites dégringolent le perron.

COtRTIN

Pourvu quoii la sauve, mon Dieu !... (Changeant de ton.) Comment s'appelle-t-elle, déjà ?

MADEMOISELLE RAMBErxT

Mêzy...

M.M)EMOISELLE BÂftA^DON

Caroline Mézyl... Mon Dieu !... Mon Dieu I...

COllîlI.N, considérant M"* Barandon,

Laisser une petite toute une journée et toute un-:'

nuit, dans un placard î... (M"* Barandon se cache la tclcdans

son mouchoh". Je n'ai jamais vu çal... On n'a jamais vu ça !... (A M'- r.aml.evt.i A-t-elle des parents ?

MA'EMOISELLE RAMPERT

Sa mère.

A Parib ?

COURTIN

MADEMOISELLE RAMEEUT

Elle était placée à Paris... Une coureuse... Elle e.>^t partie, en province, je ne sais où...

COIRIIN

Personne ne vient la voir ?

MADEMOISELIE RAMBERT

Personne... Heureusement... (A M'-'* Barandon qui se.t remise à sangloter.; Ce n'est guère le moment de pleurer, ma fille... mais de tâcher à réparer le mal que vous avez fait.

C0L"RTi.\. qui va de lonjj en large.

C'est effrayant !... C'est effrayant I...

MADEMOISELLE RAMBERT, à M"' Barandon qui continue' de pleurer.

Taisez- voiis donc, à la fin!... On va vous entendre.

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