ACTE SUPPlllMi
MADEMOISELLE PaMiERT
Très contente, Votre Altesse... (Tapotant les joues dAubry.) Ui I la voilà calmée...
LA DUCHESSE
Quel travail faites-vous, petite ?
AUBP.T, le menton baisse, très timidement.
J'suis... j'sais... d' l'atelier... des... paillettes...
Elle se tait.
MADEMOISELLE RAMBERT
Eh bien ?
AUBRY, la voix tremblante.
Votre Altesse...
LA DUCHESSE
Elle est gentille !... (A W' Ramberi.; Est-ce que ce n'est pas oun travail pénible ?
Louisette fait signe que oui.
MADEMOISELLE RAMBERT
Du tout .. Votre Altesse... du tout !... Une récréaion... D'ailleurs, nous prenons un soin particulier...
Louisette fait signe que non.
LA DUCHESSE
Naturellement 1... (Changeant de ton.) Elle sait faire autre hose 1 . . .
MADEMOISELLE RAMBERT, hésitant.
Non... Votive Altesse... Elle n'a encore appris que ce létier...
LA DUCHESSE
Ahl (Se tournant vers Courtin.) Et si la mode change?
COlTxTLN, souriant.
Elle changera de métier... (Emphatique.; C'est l'adaptation... la loi d'adaptation...
LA DUCHESSE Très bien... (Elle monte les degrts en louchant les cheveux de
Louisette.) Les beaux cheveux !... Bonjour... Bonjour, mes enfants... (Du dehors.) Et celle-ci?...
Le cortège disparaît, emmenant les fillettes. Le hruit s'atténue. Thérèse qui, avec les autres dames du comité, a assisté, du vestibule, à l'interrogatoire, les laisse entrer au parloir, et reste seule en scène. Au moment où elle va entrer au réfectoire, elle aperçoit d'Auberval qui moule les degrés du perron.