‹ Le foyer; les amantsChapitre 23 sur 201 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Non... Je voulais parler du penchant que vous avez pour la satire, on ne se défie jamais assez du penchant pour la satire... A force de décrier les mœurs du temps, on fraie son chemin à la Révolution.

P.ELAIR

Dieu m'en garde 1

COURTIX

Je savais qu'il suffirait de vous avertir... Retenez bien ceci... Rion n'est capital, pour le maintien de l'ordre, comme de taire le mal... Il est beaucoup moins important de faire le bien que de taire le mal... Taire le mal... taire le mal... l'cmpécher, si l'on peut... mais, surtout, le taire...

BEL\IR, un pou étonné.

Voilà une maxime que je n'aurai garde d'oublier.

COIUTI.N

Elle vaut d'être méditée.

II 5C lève.

Alors, mon cher maître, vous me permettez de compter sur votre appui?...

COLRTIN

Vous pouvez y compter absolument.

Il lui tond la main.

BELAIR Merci, mon cher maître... (Il se dirige vers la porte, reconduit par Courtin.) Si je ne Craignais pas d'abuser, je vous demanderais la permission de vous mettre à contribution, pour une série... (H s'arrête.; pour une série sensationnelle que je prépare au Figaro, sur ce que j'appelle

le « Personnel de la Charité»... les « Salons cliari

labiés )) . . .

COURTI.>-

M:;is c'est fort délicat !...

BELAIR

Oh !... Ce n'est pas pour tout de suite... Pour l'entrée de l'hiver... La charité ne redevient d'actualité qu'aux premiers froids....

Il reprend sa direction vers la porte.

COURTIN

Eh bien... nous verrons à la rentrée...

A la porte.

BELAIR

Merci, mon cher maître... merci encore...

COl'RTIN

Taire le mal... taire le mal... taire le mal...

Bola'r approuve et sort en s'inclinant profondément. Il serre la mal de Dufrère qui paraît à la porte.

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