‹ Le foyer; les amantsChapitre 45 sur 201 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

COURTLN

C'est un vieil ami...

THÉRÈSE, agressive.

Lui auriez-vous encore demandé un service, qu'il redevient impertinent?

COURTIN

Pas le moins du monde... Mais non, il y a tout simplement que vous avez moins d'indulgence pour ses défauts, depuis que vous n'aimez plus ses qualités... vous vantiez naguère sa bonne humeur...

THÉUtSE

Il rit trop et trop haut.

COURTLV

Vous ne l'entendez que parce que vous ne riez plus avec lui.

- Mettons... quel mal voyez-vous à ce que nous nous brouillions avec Biron?

COURTLN

Ce serait au moins une maladresse. Il faut se croire bien sûr de soi, pour se brouiller avec ses amis puissants. Il ne manque pas de gens, de par le monde, envers qui la sévérité ne coûte rien...

THÉRÈSE

A Tentendre, nous serions menacés de je ne sais quel nalheur 1

COURT IN

Je cherche ce qu'il a bien pu dire...

THERESE

Rien de précis... Une des affaires où il vous a introduit serait-elle particulièrement louche?

COURTLN

Je n'ai pas accepté d'être d'un conseil d'administration dont il ne fût pas membre.

THÉRÈSE

Excellente précaution... où je reconnais toute votre prudence... Enfin, vous n'avez pas quelque autre chose à craindre?

COLRTIN

Rien... ma chère amie, absolument rien... Que voulez-vous que j'aie à craindre?

THÉRÈSE

Est-ce que je sais?... C'est ce i>iron avec ses insinuations.

Tranquillisez-vous... (Avec humeur.) Ma situation, sinon ma fortune, n'a rien à en"sier aux milhons d'Armand Biron... Ces parvenus sont extraordinaires!... Une de ses manies, à celui-là, c'est de croire ruinés tous ceux qui n'ont pas, comme lui, sept ou huit cent mille francs de revenus...

C'est vrai... Avec lui, on est déshonoré quand on prend un fiacre 1...

COURTLN

Comment?

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