‹ Le foyer; les amantsChapitre 70 sur 201 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

DUFRÈRE

Vous avez été peut-être un peu nerveux, un peu dur avec lui ?

COL'RTIX

Non... Il faut impressionner ces gens-là... Je l'ai reçu dans la galerie, exprès... à cause des colonnes... Mon chapeau, ma canne... exprès... Il se forçait pour être impertinent, ce gamin !...

DUFRÈRE

Il ne voulait pas paraître intimidé. C'est un bon garçon... je le connais... Il croit un peu trop que la révolution est arrivée : un débutant !

COURTi:?

Il m'a choqué tout de suite avec son mot « d'entreprise de charité ))... Une entreprise de charité, le Foyer !

DLTRÈRE

Son journal n'est lu par personne.

COURTLN

Mais il fait la loi à tout le monde (Un temps.) Et cette Rambert ! Oh ! elle peut se vanter î... Une femme infernale !

DUFRÈRE

Est-ce que l'abbé n'est pas un peu porté à exagérer?

COURTIX, regardant Dufrcre.

Mon cher... vous n'avez pas l'air de vous douter de la responsabilité que j'ai.

DUFRÈRE

Enfin, que comptez-vous faire ?

COURTIN, nerveux.

Je n'en sais rien... L'abbé Laroze, lui, parbleu I... tout cela ne le gêne pas. Il n'y a que Mlle Rambert de coupable... Il n j ^ qu'à renvoyer Mlle Rambert... Le bouc émissaire...

DDFRLi.

C'est un système qui a toujours . ''issi au clergé, depuis le grand prêtre d'Israël.

COLRTIN

Il y a du bon... (Changeant de ton.) Mais cette Rambert... vous ne savez pas quelle femme c'est...

DUFRÈRE

Vous êtes le maître.

COUR II

On dit ça... vous verrez... vous verrez I...

Entre l'abbé Laroze.

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