ACTE DEUXIÈME
géant de ton.) Est-il venu des journalistes ?... Depuis ce mot du commissaire...
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Dufrère en a vu deux, ce matin... Moi-même, à l'instant...
Il faut s'attendre à quelque attaque...
l'abbé, scandalisé.
On oserait s'attaquer à la charité !... Mais voyons, la charité est sympathique à tout le monde... La charité a toujours une bonne presse...
C01RTL\
Détrompez-vous, l'abbé... Si vous aviez entendu ce galopin 1... Ils- n'en veulent plus... Ils la suppriment.
l'abbé, levant les bras.
Supprimer la charité !... Ce sont des fous... Il faut les enfermer... (Croisant les bras.) Par quoi veulent-ils donc la remplacer ?
COURTLX
Par rien... Ils réclament la justice... voilà... .
l'abdé La justice ! La justice 1... Mais la justice n'est pas de ce monde.
COURTIX
II ne faut pas trop le leur dire...
l'abbé C'est déjà bien beau de l'espérer dans l'autre.
COURTI
Il paraît que ça ne leur suffit plus.
il6 LE FOYER.
l'abbé Bon !... Mais les pauvres ?... Qu'est-ce qu'ils en font?
COURTLX
Ils les suppriment aussi...
l'abbé, se prenant la tète à deux mains.
Plus de pauvres !... Plus de pauvres ! Mais c'est la fui du monde 1 [Changement de ton.) Oli I monsieur le baron, je vous en supplie... n'hésitez plus .. il faut vous débarrasser de Mlle Rambert... vous en débarrasser sur le-champ !... Ecrivez... écrivez à tous les journaux que Mlle Rambert est partie du Foyer., partie... partie... Voilà ce que j'appelle une bonne presse.
U>' VALET DE PIED, à la porte de droite.
Mlle Rambert demande...
Courtin fait un geste pour qu'on introduise Mlle Rambert et se tourne vers l'abbé qui se frotte les mains.
COLRTLX
Vous allez voir comme ce sera commode ! . . . (A Dufrère. j Informez-vous donc si la baronne est rentrée... Et qu'elle vienne.
Dufrère sort.
l'abbé Pas de sentiment, monsieur le baron. Pas d'explications non plus... Vous êtes édifié... Soyez ferme.
Entre Mlle Rambert.