ACTE DEUXIÈME. loj
AHons donc !
ARNAUD TRH'IEP.
Un député... un ancien ministre... ^Insistant.; un des leurs!... eh bien, ils l'ont exécuté sans pitié... exécuté...
COLRTIN
C'était justice!... Un escroc, je vous dis...
ARNAUD TRIPIER
Oh! riionsieur le baron, quand on veut perdre un homme î
COURTIN, criant et marclifint et se bouchant les oreilles.
Je ne suis pas un Leverrier... Je ne suis pas Leverrier... Vous m'insultez!... je ne suis pas Leverrier.
ARNAUD TRIPIER
Excusez-moi! Mais ce pauvre Leverrier était un ami. Tenez, j'ai déjeuné avec lui la veille de son arrestation, oui, la veille de son arrestation. (Un temps.) Trois semaines après il passait en correctionnelle...
COURÎLN
Vous êtes fou ! Vous êtes fou ! Vous ne savez pas ce que vous dites.
Malgré ses efforts, il chancelle un peu et se retient au dossier d'un fauteuil.
ARNAUD Tr.lPlER, reveuanl pour le suuten'r.
Monsieur le baron.
COURTIN, le repoussant, la voix un peu étranglée.
Ce n'est rien! une faiblesse!... J'ai eu une journée fatigante. Je n'ai pas déjeuné. Je suis fatigué, très fatiiiué. Laissez-moi, allez-vous-en.
ARNAUD TRIPIER
Je VOUS demande pardon... bien pardon... Je ne croyais pas... je m'en vais.
COLRTIN
Allez-vous-en.
^ARNAUD TRIPIER
Je m'en vais. (Tout près de lui.) Croyez-moi pourtant, ces gens-là sont féroces... A votre place, j'irais les voir. Tenez, monsieur le pr^^sident du Conseil?... Il fait grand cas de vous... Aujourd'hui vous pouvez encore
causer... (il touche l'épaule de Courtin qui frissonne.; Mais
demain!...
Entre Thérèse.